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À trois semaines du sommet extraordinaire de l’Union Africaine sur la sécurité et la sureté maritimes et le développement en Afrique que notre pays abritera du 10 au 15 octobre prochains, je souhaite m’adresser à vous mes chers compatriotes de la cybercommunauté. Le choix de ce thème pour ce grand rendez-vous n’est pas anodin. Il constitue l’un des enjeux majeurs des prochaines années. C’est l’un des défis importants auxquels l’Afrique et le monde entier sont confrontés et qu’ils continueront de subir, si rien n’est fait pour juguler durablement les questions de sécurité et de sûreté de nos mers, nos océans et nos côtes. Le parallèle entre ces challenges et la problématique du développement économique de notre continent, appelle de notre part, la recherche fondamentale des causes pour des solutions endogènes et la définition d’actions concertées en vue de l’émergence de nos jeunes nations.
 
Les côtes africaines nourrissent un vaste creuset de sujets d’intérêts vitaux. Lesquels sujets vont de la piraterie maritime à la protection de nos ressources, en passant par la lutte contre la pêche illicite, la pollution, l’économie bleue, la lutte contre l’érosion côtière, les trafics illicites de tous genres, la protection de l’environnement marin, etc. Par exemple, Il est estimé que la pêche illicite fait perdre 170 milliards de francs CFA annuellement à l’Afrique de l’ouest. Cette pêche qui contribue de façon indispensable à la sécurité alimentaire et nutritionnelle de plus de 200 millions d’Africains et apporte des revenus à plus de 10 millions de pêcheurs mérite une grande attention.
 
Ainsi que vous l’auriez noté, notre survie en est tributaire. Nous y sommes interpellés et devrons prendre conscience de l’urgence de mesures courageuses. La réflexion qui sera engagée ici dans notre belle capitale devra aboutir à la définition d’une charte contraignante permettant d’accélérer les réformes et d’amener nos pays à une responsabilité sociétale accrue.
 
Chers compatriotes, en prenant l’initiative de ce sommet sous l’égide de l’Union Africaine, le Togo fait le bon choix. Celui de contribuer très activement à impulser des changements qualitatifs. Le rendez-vous de Lomé, au-delà de conférer de nouveau à notre pays le rôle de carrefour de grandes rencontres régionales voire internationales, consacrera surtout la pertinence des échanges et je l’espère, l’originalité des mesures idoines qui détermineront l’avenir de notre économie. Nous ne devons pas perdre de vue que le développement durable de nos pays exige les conditions sine qua none de paix et de sécurité.
 
Chers amis de la toile, près de 4.000 participants dont une quarantaine de mes pairs, Chefs d’Etats et de gouvernements séjourneront dans notre capitale. D’ores et déjà, les différents ministères s’investissant dans ce dossier ont été instruit, à s’employer à la sensibilisation de nos concitoyens sur les enjeux liés aux retombées du sommet. Depuis deux années, des Togolaises et Togolais œuvrent à la réussite de ce sommet. Notre politique en matière de modernisation de nos infrastructures a connu une accélération sans précédent et notre industrie hôtelière redevient progressivement un secteur moderne pourvoyeur d’emplois. Les avantages pour notre pays sont certains mais il appartient à chacun et à tous d’y contribuer à travers une participation citoyenne responsable.
 
Ces dernières semaines, les différents entretiens que j’ai eus avec mes pairs, les différentes visites d’Etat en Chine, en Israël, ma présence au Kenya, au Zimbabwe, au Rwanda, m’ont convaincu que la mobilisation sera grande. Il nous reviendra, chers compatriotes de gagner notre sésame en confirmant notre hospitalité légendaire.
 
À New York, d’où je partage avec vous ces quelques lignes que m’inspirent ces moments de grande réflexion, je participe à la 71ème session ordinaire des Nations Unies placée sous le thème «Les objectifs de développement durable, un élan universel pour transformer notre monde ». J’y défendrai le bilan du Togo, pays pilote pour la mise en œuvre des ODD. En initiant il y a quelques mois le programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), notre politique de développement a franchi un pas décisif vers la réalisation des ODD.
 
Depuis 2012, sur mes orientations, le gouvernement a engagé plusieurs chantiers, grâce à une appropriation anticipée de ces objectifs en vue d’une croissance soutenue, génératrice d’emplois décents. La Stratégie de Croissance Accélérée et de Promotion de l’Emploi (SCAPE), la stratégie nationale de développement 2013-2017 et la création d’un Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI) figurent notamment au nombre des politiques et programmes qui ont permis à notre pays d’enregistrer un recul de la pauvreté de 61,7% en 2006 à 55,1% en 2015.
 
Cependant les défis restent encore importants. C’est pour cette raison que toutes nos énergies doivent converger sans relâche vers la recherche de voies et moyens appropriés pour réduire durablement la pauvreté. Je puis affirmer sans me tromper que nous sommes sur la bonne trajectoire, pourvu que nous maintenions tous ensemble notre boussole commune, à savoir l’amour pour notre patrie, nonobstant nos différences car le développent a un seul ennemi, la pauvreté. Travaillons donc inlassablement au bien-être de nos populations pour garantir aux générations d’aujourd’hui et celles futures, un avenir radieux. Toutes vos initiatives contributives dans cette optique sont les bienvenues.
 
lomévi (www.togoactualite.com)
 

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