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TOGO: L’ANC demande l’abrogation de la décision évinçant 9 députés de son parti

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Lomé,Togo – L’Alliance nationale pour le changement (ANC), parti de l’opposition créé récemment par les membres de l’ancien bureau national de l’Union des forces de changement (UFC, de Gilchrist Olympio) a rendu public ce mardi à Lomé, lors d’une conférence de presse à son siège, un mémorandum demandant «l’abrogation sans délai» de la décision de la Cour constitutionnelle révoquant de l’Assemblée nationale 9 députés de leurs rangs, a constaté la PANA.

« Cette décision est une forfaiture », a déclaré Jean-Pierre Fabre, président du parti, jugeant qu’elle « viole la constitution » parce que « les lettres de démission (ndlr : exhibées par le président de l’Assemblée nationale pour appuyer l’éviction) sont des démissions en blanc et les démissions en blanc sont contraires au principe de l’interdiction du mandat impératif contenu dans l’article 52 de la constitution », a-t-il martelé.

Le 22 novembre 2010, rappelle-t-on, la Cour constitutionnelle a rendu une décision excluant de l’Assemblée nationale 9 des 20 députés proches de l’ANC et les a remplacés par d’autres sur la liste, (ndlr :le scrutin législatif au Togo étant un scrutin de liste à la proportionnelle) car saisie par Gilchrist Olympio, patron de l’UFC, qui avait envoyé une correspondance à l’Assemblée nationale demandant de faire démissionner des ex-députés UFC qui sont en train de se constituer en groupe parlementaire ANC. Ces députés, avant d’aller aux élections législatives du 14 octobre 2007, avaient écrit le 30 août de la même année, une lettre de démission en blanc au cas où certains seraient tentés de rallier le parti au pouvoir.

Cette lettre a été exploitée par Gilchrist Olympio pour faire partir de l’Assemblée 9 députés sur les 20 parmi lesquels figurent Jean-Pierre Fabre, Patrick Lawson, Isabelle Améganvi, respectivement président, 1er vice-président et 2ème vice-président de l’ANC, tous jouant les premiers rôles au sein de l’UFC qu’ils ont quittée.

Depuis le 26 mai 2010, suite à une décision de Gilchrist Olympio, leader du parti ayant décidé l’entrée du parti au gouvernement sans l’avis du bureau exécutif, l’UFC se scinde en deux factions. La faction pro Gilchrist Olympio connue sous l’appellation les « Amis de Gilchrist Olymio »(AGO) et une faction pro Fabre, ex-secrétaire général du parti et candidat à la dernière présidentielle ayant recueilli plus de 33%, 2ème lors de ce scrutin.

Après plusieurs conflits internes, les pro Fabre, composés de l’ensemble du bureau exécutif de l’UFC, 35 des 40 fédérations du parti sur toute l’étendue du territoire, ont créé l’Alliance nationale pour le changement (ANC) le 10 octobre 2010.

Le leader, Gilchrist Olympio a, pour sa part, l’onction du 4ème vice-président du parti et de 5 des 40 fédérations.

A l’Assemblée nationale où le parti dispose de 27 députés issus des législatives du 14 octobre 2007, la division est également présente. Quelque 20 députés soutiennent Fabre contre 7 pour Gilchrist Olympio.

Après le remplacement des 9 députés, les données changent : Fabre dispose de 16 députés contre 11 pour Gilchrist Olympio, puisque sur les listes, il y a des pro Fabre et des pro Gilchrist, a-t-on constaté.

SOURCE: Pana

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