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Obama accuse encore le Congrès de freiner la relance

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Le président américain a fustigé l’incapacité des membres du Congrès à se mettre d’accord sur l’adoption de textes censés soutenir une économie jugée «difficile».

Barack Obama, entré de plain-pied dans la campagne pour sa réélection en 2012, ne rate aucune occasion pour fustiger le Congrès. Et en premier lieu ses adversaires républicains qui contrôlent la Chambre des représentants. Après avoir accusé ces derniers d’avoir fait perdre au pays son triple AAA, le président américain a, ce samedi depuis son lieu de vacances de Martha’s Vineyard, épinglé «certains» parlementaires qui bloquent des mesures «de bon sens» censées, selon lui, créer des emplois et aider la croissance.

Dans sa traditionnelle allocution radio-diffusée hebdomadaire, Barack Obama a affirmé que les projets de loi, actuellement dans l’impasse, portent sur le BTP, le commerce et les impôts, et qu’ils devraient «booster» l’économie du pays. «La seule chose qui nous empêche de faire adopter ces textes est le refus de certains au Capitole de mettre les intérêts de la nation avant ceux de leur parti. Tel est le problème aujourd’hui, c’est ce qui freine le pays», a-t-il expliqué.

Barack Obama confirme par ailleurs les craintes des marchés boursiers sur l’état de santé de la première économie mondiale. «Nous traversons actuellement une passe difficile, une récession effroyable», a-t-il admis. «Aussi avons-nous besoin de personnes à Washington, de personnes dont le travail est de gérer les affaires du pays, de personnes que vous avez élues pour servir. Nous en avons besoin pour régler les problèmes en mettant nos divergences de côté», ajoute-t-il.
«Ne pas trahir ses principes»

La réponse du camp adverse ne s’est pas faite attendre. «Un gouvernement divisé n’est pas une excuse pour ne rien faire», a tranché John Kasich, gouverneur de l’Ohio, dans une allocution au nom de l’opposition républicaine. «On ne remplace pas l’autorité du président des États-Unis. J’espère que le président Obama écoutera ses compatriotes ainsi que les républicains pour remettre l’économie sur les rails en créant des emplois et en fabriquant de la croissance».

Ce dernier a toutefois exhorté son camp à faire plus de compromis lorsque cela est nécessaire. «Il est tout aussi important que les Républicains ne soient pas rigides à l’idée de travailler au-delà des clivages de partis lorsque l’enjeu est important. On peut faire des compromis sur la politique tant qu’on ne trahit pas ses principes».
source : lefigaro

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