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LE CHEF DE L’ETAT PARTICIPE AU 18ème SOMMET DE L’UNION AFRICAINE A ADDIS ABEBA

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Le Président de la République Faure Gnassingbé séjourne depuis le samedi 28 janvier 2012 à Addis Abéba. Dans la capitale éthiopienne, il prend part au 18ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine dont le nouveau président en exercice est le béninois Yayi Boni.
Cette session ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine entend définir des stratégies pour « promouvoir le commerce intra-africain », thème qui traduit le souci de l’organisation de stimuler davantage la croissance économique du continent grâce aux échanges et au regroupement des synergies en matière d’affaires. « L’Afrique ne commerce pas avec l’Afrique », déclare Jean Ping, le Président sortant de la commission. En effet les échanges commerciaux entre pays africains ne représentent que 11% des transactions du continent. Pour y remédier, certains préconisent d’ailleurs la création d’une Zone Continentale de Libre Echange (ZCLE) d’ici à 2017. D’autres recommandent purement et simplement l’application du traité de Lagos et le protocole d’Abouja. Des recommandations ont été faites de recourir également aux compagnies ou groupes africains qui produisent des biens de qualité compétitive au profit de l’Occident mais qui sont absents sur le marché continental. Face à ce débat, le sommet a préféré renvoyer l’adoption de la déclaration relative au commerce intra-africain à la session de juin 2012 en confiant l’étude à un comité de sept chefs d’Etat, chacun représentant une entité régionale. Les chefs d’Etats de la CEDEAO se sont réunis en marge du sommet.
Autre point à l’ordre du jour, l’élection du Président de la Commission attendu ce lundi, le mandat du gabonais Jean Ping, candidat à sa propre succession face à la sud africaine Nkosazana Dlamini-Zouma, étant arrivé à son terme.
Plusieurs défis attendent la nouvelle présidence de l’UA au terme d’une année 2011 marquée par des crises en Côte d’Ivoire, en Libye, en Tunisie, en Egypte et des conflits de longues dates en Somalie et au Darfour. « Les événements de 2011 ont mis à rude épreuve certains de nos instruments et partant notre capacité d’anticipation. Ils ont quelque fois testé la solidité de notre unité et notre aptitude à faire prévaloir les vues qui sont les nôtres sur certaines questions d’intérêt vital pour le continent », reconnaît le président sortant de la commission.
L’optimisme s’impose tout de même notamment avec la consolidation du mouvement démocratique et les percées de ces dernières années au plan économique. Le taux de croissance moyen est de 5 ou 6% alors que certains pays pris individuellement enregistrent des taux à deux chiffres au moment même où l’économie des grandes puissances est sérieusement malmenée par la crise internationale.
Avant de passer le témoin à son homologue béninois, le président équato-guinéen Théodoro Obiang Nguéma a invité les Africains à prendre leurs responsabilités face aux crises qui secouent le continent. Ainsi dénonce-t-il l’ingérence étrangère au nom du droit humanitaire : « l’intervention humanitaire reconnue par le droit international ne saurait justifier l’élimination massive des peuples ou la destruction des infrastructures » L’Afrique attend alors de voir les programmes de développement prévus par les puissances qui sont directement intervenues dans certains conflits, précise-t-il.
L’ouverture du sommet aura été également marquée par la remise du Prix Scientifique Kwamé Nkrumah de l’UA à deux universitaires, lauréats de l’année2011 : une sud africaine et un nigérian.
Dimanche matin, peu avant l’ouverture de la rencontre le Président de la République a mis en terre un plant, une variété de teck, dans les jardins du nouveau complexe devant désormais abriter des conférences et les bureaux de la commission de l’Union Africaine inauguré le samedi 28 janvier 2012. Cet acte des dirigeants africains traduit leur engagement à lutter contre la dégradation de l’environnement.
Faure Gnassingbé et ses pairs ont apprécié ce joyau architectural offert par la Chine. Pendant 40 ans, l’organisation a dû établir ses bureaux dans des immeubles qui n’étaient pas les siens alors que le personnel s’est significativement agrandi avec la mutation de l’OUA en UA. Le complexe comprend notamment une tour de 23 étages à usage de bureaux pour au moins 700 personnes. C’est la plus haute de la capitale éthiopienne. « Elle irradie dans tous les sens la lumière et l’espoir de l’Afrique », a indiqué Jean Ping. Le centre comporte également une grande salle de conférence de 2500 places, une salle moyenne qui peut accueillir 700 personnes, trois salles réservées aux personnalités de marque. Un complexe hôtelier est en cours de construction pour loger prochainement les chefs d’Etat. La cérémonie a été également marquée par le dévoilement de la statue du Mémorial de Kwamé Nkrumah, l’un des chantres du panafricanisme et la pose de la première pierre du Mémorial des Droits de l’Homme.
C’est samedi après-midi que le chef de l’Etat Faure Gnassingbé est arrivé à Addis Abéba. Il a été accueilli à l’aéroport par le ministre éthiopien des Technologies de l’Information et de la Communication Peter Gatknoth. Il a eu droit aux honneurs rendus par un détachement de l’armée éthiopienne.

Désiré KOMOU

radiolome.tg

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