Togo/suspension de « L’alternative », « Liberté »… : l’ONU donne un délai de 60 jours aux autorités togolaises pour des explications
Mots clés
Infos du pays
Auteur de cet articleNous tenons à rappeler aux visiteurs du site que sans partenariat avec togoactualite.com, la reprise des articles même partielle est strictement interdite. Tout contrevenant s'expose à de graves poursuites.
Dans une correspondance adressée le 19 mars dernier au gouvernement togolais, Mme Irène Khan, Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, demandait des explications sur les sanctions infligés par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) aux journaux « L’Alternative », « Liberté », « Fraternité » et l’Indépendant Express suite à des articles de presse critiques, y compris à l’égard de membres du gouvernement ou de représentant étrangers dans le pays ».
La sanction infligée à ces parutions privées « ne semble pas répondre aux exigences de légalité, nécessité et proportionnalité, prévues à l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel le Togo
Pour la rapporteuse spéciale, Il est profondément préoccupant que les autorités semblent avoir été plus promptes à faire cesser la publication de reportages critiques, plutôt que d’envisager d’ouvrir des enquêtes sur des allégations sérieuses de corruption.
Dans ce courrier, Mme Irène Khane demandait aux autorités togolaises de « prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection des droits et des libertés des journalistes et des quatre journaux susmentionnés, de diligenter des enquêtes sur les violations qui auraient été perpétrées et de traduire les responsables en justice ». Elle leur donne, par ailleurs, un délai de soixante (60) jours pour lui faire parvenir une réponse.
@togoactualite.com