Mots clés
Togo infos
Auteur de cet articleNous tenons à rappeler aux visiteurs du site que sans partenariat avec togoactualite.com, la reprise des articles même partielle est strictement interdite. Tout contrevenant s'expose à de graves poursuites.
«En 2026, je souhaite qu’une culture politique nouvelle s’impose : une culture politique de respect, où l’on critique les idées, mais jamais les personnes, où l’on s’oppose sans se déchirer, où l’on débat sans se détruire.
Franchissons ensemble cette étape supplémentaire vers un climat politique plus apaisé, où les désaccords s’expriment de manière constructive, sans violence ni dégradations.
C’est dans cet esprit d’apaisement que j’ai demandé au Ministre de la Justice d’exécuter les décisions de grâce et de clémence que nous avons prises lors du dernier conseil des ministres.
Il ne s’agit ni d’impunité, ni de faiblesse sur des crimes graves. Il s’agit plutôt d’éviter que des erreurs ou des moments d’égarement deviennent des destins brisés. Il s’agit, surtout, de permettre à notre pays de regarder de l’avant.» C’est l’un des rares discours de Faure Gnassingbé suivi d’actes concrets. Il est aussi rare pour être souligné, c’est une rare fois qu’il a tenu à une promesse. Dans la foulée de cette déclaration le mardi 30 décembre 2025, il est annoncé la libération de quelque 1511 prisonniers.
Dans le lot, on a recensé Soixante quinze prisonniers d’opinion.
En toute francise, c’est une décision salutaire. La plupart de ces gens sont des innocents qui se sont retrouvés au mauvais endroit au mauvais moment.
Il s’agit aussi pour la plupart des arrestations
arbitraires. Certains ont dû même perdre leur vie dans cette situation. Décider de les gracier, c’est le minimum pour réparer l’injustice.Malheureusement, il se trouve qu’il existe encore plus d’une soixantaine de détenus politiques toujours dans les geôles dont les plus célèbres sont Kpatcha Gnassingbé, Cdt Abi Atti , Marguerite Gnakade et Jean-Paul Omolou. Si tant est qu’il faut éviter que des erreurs ou des moments d’égarement deviennent des destins brisés et surtout permettre à notre pays de regarder de l’avant, pourquoi garder encore ce lot important de prisonniers politiques en prison ?
Pis, on apprend déjà au premier jour de la nouvelle année, une nouvelle interpellation, celle d’un humoriste connu des réseaux sociaux pour ses critiques sarcastiques. A quoi aura servi cette mesure si on va continuer d’arrêter d’autres personnes pour leurs opinions ?
Plus préoccupant est la grande opacité qui a caractérisé la liste des personnes concernées par cette grâce présidentielle. Qu’est ce que cela coûte de communiquer en bonne et due forme autour de cette liste ?
Cette situation a créé de la psychose dans certaines familles qui ont commencé à fêter la libération de leurs proches alors qu’ils ne figurent pas dans la vague libérée.
En définitive, il s’agit à nouveau d’un acte manqué au regard des contours obscurs qui l’entourent.
Honoré ADONTUI
LeCorrecteur