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Alors que la Commission électorale nationale autonome (Céna) du Bénin a rejeté le 16 novembre dernier la candidature du parti d’opposition Les Démocrates de l’ancien président béninois Boni Yayi pour les législatives du 08 janvier 2023, la Cour constitutionnelle a, vingt-quatre heures après, pris le contre-pied de l’organe administratif chargé d’organiser et de superviser les élections. Il est reproché aux candidats recalés la non fourniture de quitus fiscaux qui prouvent que les prétendants à des sièges à l’Assemblée nationale payent leurs impôts. Chose qui n’impute pas à condamnation pour la Cour qui a estimé que le défaut de quitus n’est pas le fait des opposants et que « prescription ne court pas contre celui qui n’a pu agir ». Ainsi, comme six autres listes validées, Les Démocrates vont finalement participer au scrutin. De quoi faire dire à Wilfried Hougbedji, porte-parole du gouvernement, qu’au « Bénin, l’opposition qui a toujours vilipendé les institutions peut saisir la Cour constitutionnelle et obtenir gain de cause contre une administration publique ».
On se prend, à partir de là, à se demander comment diable une Cour constitutionnelle peut prendre une décision autre que celle de la Céna ? Les deux institutions ne sont-elles pas des institutions étatiques qui se doivent de regarder dans la même direction ? On a tôt
Sodoli Koudoagbo
Le Correcteur Togo