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Un ancien ministre d’Eyadema en difficulté : En exil au Burkina Faso depuis décembre 2011, la vie de Tchalim Tchaa-Kozah menacée

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« Il a peur d’être victime d’une tentative d’assassinat dans les jours ou mois à venir »
Ancien ministre de l’Education et de la Recherche sous le général Gnassingbé Eyadema, M. Tchaa-Kozah Tchalim serait dans l’œil du cyclone. A en croire le dernier numéro du journal électronique « La Lettre du Continent » et des médias burkinabé, l’ex-commissaire de l’UEMOA est en exil au Burkina Faso depuis décembre 2011, parce que craignant pour sa vie.

« Ministre de l’éducation sous Gnassingbé Eyadema et commissaire chargé des infrastructures au sein de l’UEMOA de 1999 à 2007, Tchaa-Kozah Tchalim affirme être menacé de mort au Burkina Faso, où il vit exilé depuis décembre 2011. Des individus non identifiés auraient tenté, à plusieurs reprises, de provoquer un accident avec son véhicule. L’ancien ministre, qui se dit par ailleurs sur écoutes, a été cité dans le dossier concernant la « tentative de coup d’Etat » du président Faure Gnassingbé, en 2009 », révèle « La Lettre du Continent » N°636 du 31 mai 2012.

Sous le titre « Commission de l’UEMOA : l’ex-commissaire Tchaa-Kozah Tchalim en difficulté », Lefaso.net écrit : « Kantigui qui suit les traces des anciens commissaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) est inquiet de ce qui arrive à l’ex-représentant du Togo dans son pays. Selon les sources de Kantigui, depuis 2004, ce vétérinaire de formation est en train de vivre les pires moments de sa vie. Kantigui a ouï dire que Tchaa-Kozah Tchalim, puisque c’est de lui qu’il s’agit, ne cesse d’être victime d’harcèlements, d’humiliations et de tentatives d’accidents. Bénéficiant de la double nationalité américano-togolaise, avec une épouse burkinabè. Il est parvenu à Kantigui que l’ancien pensionnaire de la rue Joseph-Ki-Zerbo ne cesse de subir des tortures morales et psychologiques lors de ses séjours dans la sous-région et même hors du continent africain. Celui-ci serait pris en étau entre des difficultés dans son pays d’origine et au sein de la Commission de l’Union, ces dernières années. De sources bien informées au sein de l’exécutif de l’Union et des milieux politiques togolais, ce technocrate serait en train de payer cash son franc-parler, son professionnalisme, son intégrité et son ambition professionnelle, à un moment donné ».

« Selon nos sources, la sécurité de l’ex-commissaire du Togo à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Tchaa-Kozah Tchalim, par ailleurs ancien ministre de l’Education nationale et de la Recherche scientifique de son pays, est sérieusement menacée. Son calvaire a commencé à la fin de son mandat à l’UEMOA où il a occupé de 1999 à 2007, le poste de commissaire en charge du département des Infrastructures, des Transports, des Télécommunications et de l’Aménagement du territoire communautaire », rapporte pour sa part « Courrier confidentiel ».

Même son de cloche chez « Le Sphix » qui mentionne : « Tchaa-Kozah Tchalim nous a dit être très inquiet pour sa vie. Il a peur d’être victime d’une tentative d’assassinat dans les jours ou mois à venir ».

Des informations qui font débat sur la toile. Et encore une fois, c’est cette affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat dans laquelle Kpatcha Gnassingbé et une dizaine de coaccusés ont été lourdement condamnés, qui impose le chemin de l’exil à ce « ministre avec Eyadema ». A voir de près, cette fable mise en scène par Faure Gnassingbé et ses amis, les nouveaux riches, est devenue un marais boueux qui avale tous les indésirables.

En fait, Tchaa-Kozah Tchalim n’est pas inconnu des Togolais. Né le 6 juillet 1944 à Kara, a étudié à l’Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecine vétérinaires l’Université de Dakar où il a obtenu le diplôme de Docteur vétérinaire. Membre du Comité central puis du Bureau politique du RPT transformé récemment en UNIR, il a été député de l’Assemblée nationale version parti unique avant d’être nommé ministre de l’Education nationale et de la Recherche scientifique dans les gouvernements du 12 mars 1987, du 19 décembre 1988, du 13 février 1990. Après le tumulte démocratique, il est envoyé à l’UEMOA où il est nommé commissaire chargé du Département de l’Aménagement du Territoire Communautaire, des Infrastructures, des Transports et des Télécommunications (DAT).

R. Kédjagni

source : liberte-togo.com

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