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Ouverture du nouveau dialogue ce vendredi à la Primature : "Sauvons le Togo" et "Arc-en-ciel" ont répondu présent

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Le nouveau dialogue politique annoncé pour ce vendredi à la Primature a effectivement démarré. Les délégations du Collectif « Sauvons le Togo » (CST) et de la Coalition « Arc-en-ciel » ont bien répondu présent à l’invitation du Premier ministre Kwesi Séléagodji Ahoomey-Zunu, a constaté une équipe de reportage de l’Agence Savoir News sur place.

Le CST et la Coalition sont conduits respectivement par Maîtres Zeus Ajavon et Dodji Apévon. Faisaient également partie de ces deux délégations : Patrick Lawson, Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, Aimé Gogué, Bassabi Kagbara. On notait aussi dans la salle, la présence de certains membres de ces deux regroupements dont Jean Kissi, Me Raphaël Kpandé-Adzaré et Francis Pedro Amuzu.

D’autres partis politiques étaient aussi représentés dont Francis Ekon de la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP), Maurice Dahuku Péré de la L’ALLIANCE et Georges Aïdam de l’Union pour la République (UNIR).

Le Premier ministre avait à ses côtés, le ministre d’Etat en charge des enseignements primaire et secondaire Solitoki Esso, Gilbert Bawara de l’administration territoriale et Octave Nicoué Broohm de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Patrick Spirlet, ambassadeur et chef de la Délégation de l’Union européenne au Togo et Mme Khardiata Lo Ndiaye, Coordonnatrice résidente du Système des nations Unies et Représentante résidente du PNUD au Togo étaient aussi présents, mais en qualité d’observateurs.

Les discussions ont été ouvertes à 9H17 par une brève intervention du Premier ministre : « nous avons voulu cette rencontre ce matin (…) le gouvernement ayant pris l’option de maintenir un dialogue permanent avec l’ensemble de la classe politique et des acteurs de la société civile, avec l’idée essentielle d’améliorer le processus électoral ».

« Les discussions porteront sur le processus électoral. Et comme nous sommes dans le cadre d’un dialogue permanent, nous sommes prêts à vous entendre sur tous les sujets que vous souhaitez, étant entendu que si nous nous rencontrons et que nous pouvons discuter entre nous, il est utile de parler de tous les sujets qui nous tiennent à cœur et qui font que nous pouvons nous comprendre, que nous pouvons mieux parler entre nous, que nous pouvons mieux défendre nos positions, mais défendre surtout l’intérêt de notre pays », a souligné le Premier ministre.

« Je sais que chacun de nous ici présent a un amour pour ce pays. Si cet amour nous guide, nous pouvons discuter de tous les sujets, nous pouvons proposer des solutions acceptables aux uns et aux autres. Oui, c’est certain, nous ne nous entendons pas toujours sur tous les sujets, mais nous pouvons toujours parler de tous les sujets », a-t-il poursuivi.

« Soyez certains que le gouvernement reste totalement ouvert et disponible et que les échanges que nous commençons aujourd’hui, entrent dans le cadre d’un dialogue permanent. Ce qui veut dire qu’à tout moment, nous pouvons nous retrouver sur d’autres sujets. Il y a des sujets qui sont urgents. Notre intérêt, c’est de les prendre. Il y a d’autres qu’on peut encore discuter à tout moment. C’est de pouvoir distinguer les éléments les plus urgents et ceux qu’on peut discuter à d’autres occasions. Que Dieu nous guide pour le succès de nos travaux », a ajouté M.Ahoomey-Zunu.

Certains leaders interrogés peu avant les discussions n’ont pas hésité à avancer quelques mots. « On nous a invités. Nous sommes venus voir ce qui va se passer », a déclaré à l’Agence Savoir News Patrick Lawson.

« Pour la sortie de la crise, c’est au gouvernement de savoir ce qu’il veut donner à l’opposition. Ce n’est pas l’opposition qui est en position de force, c’est le pouvoir qui s’est mis en position de force », a confié Maurice Dahuku Péré.

« Nous attendons de voir ce qui va se passer. On ne met pas la charrue avant les bœufs », a pour sa part déclaré Me Dodji Apévon.

Rappelons que le CST est un regroupement de partis politiques de l’opposition et de la société civile lancé le 4 avril dernier, tandis que la Coalition « Arc-en-ciel » a été portée sur les fonts baptismaux le 3 août. Elle est composée de cinq partis politiques de l’opposition. Ces deux regroupements ont décidé depuis quelques jours, de mener ensemble leurs actions, afin d’obtenir des réformes constitutionnelles et institutionnelles. La dernière action menée par le CST et « Arc-en-ciel » est le meeting organisée le 27 octobre sur l’esplanade du Palais des congrès de Lomé.

Le CST et « Arc-en-ciel » qui regroupent des « poids lourds » de l’opposition ont boycotté les récents dialogues organisés par le pouvoir, estimant que les conditions n’étaient réunies pour des discussions « franches et sincères ». Ils ont également boudé la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), chargée d’organiser les prochaines élections législatives dont la date n’est pas encore connue. FIN

En Photo : Des membres du CST et de « Arc-en-ciel » ce vendredi à la Primature

De la Primature Junior AUREL / Nicolas KOFFIGAN

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