Sommes-nous tous en tant que journalistes, condamnés à choisir entre le mutisme et la prison?
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Au-delà de nos responsabilités professionnelles et ce que nous représentons, nous sommes des humains.
Nous partageons des souffrances et des amitiés. Et parfois nos cœurs ont besoin d’exprimer leurs ressentis. Mon silence a été professionnel.
Amnesty International a dénoncé, lundi 13 décembre, la « détention arbitraire » de ces deux journalistes togolais et a exigé leur libération « immédiate ».
Est-ce une mesure punitive au moment des fêtes de Noël pour deux collègues journalistes parce qu’ils ont critiqué le pouvoir sur les réseaux
Jour après jour depuis l’arrestation de mes confrères Ferdinand Ayite et Joël Egah, mardi 10 décembre, nous avons désespérément attendu leur libération avant les festivités traditionnelles de fin d’année.
En vain, les autorités judiciaires semblent avoir opté pour la mesure exemplaire afin de réduire au silence toute critique du pouvoir exécutif.
Sommes-nous tous en tant que journalistes condamnés à choisir entre le mutisme et la prison ?
Ferdinand et Joël vous n’êtes pas seuls.
Emmanuelle Sodji