Mali-Sécurité : Bamako plie mais ne rompt pas.
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Un général, ministre de la Défense, tué. Des attaques inédites. Assimi Goïta disparu des radars avant de réapparaître. Des localités tombées aux mains de groupes rebelles. Le Mali, tel un roseau, a plié sans rompre.
Mais la riposte est en marche. Lentement, le pays semble reprendre son souffle et réorganiser la contre-offensive. Une grande partie des Maliens refuse de courber l’échine. Hors de question, pour eux, d’abandonner le pays à la peur et au chaos.
Seul, ou presque, le Mali, avec ses alliés de l’AES, fait face aux feux de l’adversaire. Un adversaire particulièrement bien équipé, ce qui alimente les soupçons
de soutiens étatiques extérieurs.Pendant ce temps, certains amis du Mali deviennent aphones. La CEDEAO, fidèle à ses hésitations, semble encore chercher ses marques alors que, sur le terrain, Bamako tente de battre le fer tant qu’il est encore chaud.
Du côté de Lomé, Robert Dussey continue de plaider pour le dialogue et pense déjà à une prochaine rencontre autour de l’AES. Une position diplomatique qui contraste avec l’urgence sécuritaire vécue au nord du Sahel. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont bien plus besoin en urgence d’actions concrètes. Pas de philosophie encore moins de bi-languisme.
Innocent Pato