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Les enquêtes sur les incendies qui ont ravagé les marchés de Lomé et de Kara se poursuivent avec leurs lots de surprises. A peine son immunité levée mercredi matin sur une requête du procureur de la République, Agbéyomé Kodjo, président du parti politique OBUTS (Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire) a été interpellé dans l’après midi par les forces de l’ordre. Il a été emmené dans les locaux de la gendarmerie nationale et son domicile perquisitionné. Que recherchent les forces de l’ordre à travers cette perquisition ? Sûrement des indices qui pourront les emmener à prouver la culpabilité du patron de OBUTS, soupçonné d’être mêlé aux incendies qui ont ravagé les marchés de Lomé et de Kara la semaine dernière. Le vice-président de son parti, Gérard Adja, est aussi gardé depuis dimanche à la gendarmerie dans le cadre de la même enquête. Tout comme Madame Suzanne Nukafu, une militante de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC).
 
En somme, les investigations ne sont concentrées pour le moment que sur des partis politiques de l’opposition, en l’occurrence ceux faisant partis du Collectif Sauvons le Togo (CST). Etrange coïncidence, n’est-ce pas ? Voilà qui fait peur à certains Togolais qui commencent à se poser des questions, et pire, à voir derrière ces multiples arrestations une sorte de règlement de compte politique. Pour ces derniers, le pouvoir a trouvé, à travers ces incendies, l’opportunité tant recherchée pour décapiter définitivement le CST et ses responsables, décidément trop gênants.
 
« Ils ont commencé par Agbéyomé et OBUTS. Lentement mais sûrement, ils interpelleront aussi d’autres leaders du CST notamment ceux faisant parti de l’ANC. J’en suis sûr car je sais comment les choses se passent au Togo », indique un militant de l’opposition. Encore faut-il qu’il prouve que c’est ce qui passera dans un futur proche.
 
D’autres vont encore plus loin et imaginent le futur et éventuel scénario que pourra présenter la justice aux Togolais. D’après eux, il ne serait pas étonnant que dans les prochains jours, la justice s’entendent avec certains individus qui viendront déclarer publiquement qu’ils sont les auteurs des incendies et que ce sont les responsables du CST qui en sont les commanditaires. Ce serait pour le pouvoir une opportunité pour arrêter ces hommes politiques et leur clore le bec, définitivement.
 
Pour le moment, tout cela reste au stade de simples spéculations. Et dans tous les cas, pour Kossi Amégnona, président du groupe parlementaire CAR à l’Assemblée nationale, les auteurs de l’incendie ne sont pas à rechercher d’un seul côté. « Ça peut venir de tous les côtés. On ne doit pas seulement se concentrer sur certains et ignorer d’autres », a-t-il indiqué en marge de la séance ayant permis la levée de l’immunité d’Agbéyomé Kodjo.
 
Rodolph TOMEGAH
 
independantexpress
 

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