Des violences gratuites continuent d’être commises sur les populations au Togo. Le 1er janvier 2011, un militaire du camp de Témédja dans l’Ogou, dans une folie de vitesse a failli causer un accident de circulation qui aurait blessé ou tué un couple qui roulait lui aussi à moto sur la même voie. Le couple s’est plaint de l’attitude du militaire qui gare sa moto et intime l’ordre au couple de descendre.
 
Le pilote fait descendre sa femme, puis descend à son tour. Il a fait comprendre au militaire motard qu’il roulait trop vite et qu’il a failli les cogner. Furieux, le militaire lui administre deux gifles. A la troisième gifle, l’agressé riposte et donne un coup de poing au militaire. Puis, éclate la bagarre à laquelle se mêlent deux autres militaires qui passaient. Deux riverains témoins de la scène ont secouru le couple qu’ils ont aidé à se battre contre les trois militaires.
 
Rentrés au camp, les trois militaires ont fait arrêter les trois hommes contre qui ils s’étaient battus. Les trois hommes ont été conduits au camp de Témédja où ils ont été battus, torturés puis libérés après 24 heures de garde à vue.
 
Le 04 janvier, aux environs de 20h 30 minutes, pendant que tout le monde pensait que l’affaire était close, des dizaines d’hommes en treillis et d’autres cagoulés firent une descente punitive sur la petite ville de Témédja notamment dans deux quartiers: Akossi Komé et Owui Komé. Depuis les environs du marché de Témédja, ils ont frappé enfants, femmes (enceintes: voir les photos), hommes, jeunes et personnes âgées. Arrivés dans les deux quartiers, ils ont frappé à coup de crosses, de poings, de gourdins, de rangers tout ce qui bougeait. Ils fracassaient des portes pour tabasser tout ceux et celles qui essayaient de se cacher. Après avoir terrorisé tout le monde et blessé des dizaines de personnes, les militaires étaient repartis tranquillement au camp tout ragaillardis de leur oeuvre terroriste.
 
La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) condamne avec vigueur cette expédition punitive qui est manifestement une voie de fait. Elle dénonce cette pratique des militaires et des forces dites de sécurité au Togo qui, loin d’être isolée et une nouveauté, s’inscrit dans une longue tradition de terreur dont ils le secret et de l’impunité et de la promotion dont ils bénéficient lorsqu’ils commettent des actes de cette nature.
 
Pour la J.U.D.A cet acte criminel et éminemment sauvage est la résultante du système d’impunité qui protège les crimes et autres violations des droits et libertés du peuple africain du Togo confronté depuis 40ans à une implacable et effroyable dictature, rajeunie à la suite de consultations électorales meurtrières et truquées en 2005 et 2010.
 
La J.U.D.A affirme haut et fort son indignation et appelle les consciences à ne pas s’accommoder de cet énième acte terroriste qui confirme ce territoire et ses institutions dans une tradition primitive et caverneuse où les corps habillés sont de véritables chasseurs d’hommes.
 
Elle appelle tous les défenseurs des droits et libertés à se joindre à elle pour exiger une enquête indépendante et sans délai afin que l’état réel des dégâts humains et matériels soient connus, que les victimes soient prises en charge et dédommagées et que les auteurs de cette expédition punitive gratuite soient identifiés et punis, y compris la hiérarchie du camp de Témédja qui l’a évidemment cautionnée.
 
Enfin, la J.U.D.A appelle tous les citoyens épris de liberté et soucieux du devenir de notre peuple au Togo à la mobilisation, à l’organisation puis à des actions à même de le libérer de ce régime tyrannique et colonialiste qui ne cesse de l’humilier et de bloquer son génie créateur depuis 40 ans. Car, sans la fin de ce gouvernement monarchique, illégitime et mafieux, les comportements criminels vont toujours prospérer.
 
07 janvier 2011
 
Pour la J.U.D.A
 
Le Secrétaire Général
 
Komla KPOGLI
 
Web: http://lajuda.blogspot.com

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