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Lors de la dernière réunion du Cadre permanent de concertation (CPC), tenue mardi, il a été annoncé qu’un consensus aurait été trouvé concernant l’adaptation du cadre électoral à la nouvelle Constitution, promulguée en mai 2024. Cependant, l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), dirigée par Aimé Gogue, s’oppose fermement à cette annonce, qualifiant le consensus de « prétendu » et remettant en cause la légitimité du processus.
Dans un communiqué publié ce vendredi, l’ADDI a exprimé son incompréhension et son désaccord face à cette déclaration du CPC. Le parti rappelle qu’il avait officiellement demandé, lors de la première réunion de la session actuelle du CPC, l’ajout d’un point crucial à l’ordre du jour : la Constitution. Une lettre en ce sens avait été envoyée au ministre de l’Administration territoriale le 2 septembre 2024, et il avait été convenu que ce sujet serait abordé dans les prochaines séances.
« Il est donc incompréhensible qu’un prétendu consensus sur l’arrimage du code électoral à cette Constitution puisse être annoncé sans qu’aucune discussion n’ait eu lieu à ce sujet », a déclaré l’ADDI dans son communiqué, mettant ainsi en lumière le manque de dialogue sur un point qu’il juge fondamental.
L’ADDI critique également le processus d’adoption de la Constitution de
Aimé Gogue, lors du discours d’ouverture de la session de droit à l’Assemblée nationale, avait réaffirmé la nécessité pour le Togo de disposer d’une constitution véritablement consensuelle, prenant en compte les aspirations du peuple togolais. Le parti estime que l’actuelle Constitution ne répond pas à cette exigence et a été imposée sans un débat démocratique suffisant.
Face à cette situation, l’ADDI réitère son engagement en faveur des principes démocratiques et appelle à une réforme constitutionnelle qui soit le fruit d’un véritable dialogue national. Le parti rejette fermement toute tentative de maintenir une Constitution qu’il considère comme non consensuelle et appelle à des discussions ouvertes et inclusives sur le cadre électoral.
Cette prise de position souligne les tensions persistantes autour des réformes institutionnelles au Togo, notamment en ce qui concerne la Constitution et le processus électoral. L’ADDI appelle ainsi les autres acteurs politiques à se joindre à sa demande pour un cadre électoral et constitutionnel transparent, afin de garantir une démocratie plus participative et respectueuse des aspirations des citoyens.