Togo/Amélioration du climat des affaires, résilience du secteur privé, Doing business au Togo : Des indices flatteurs pour légitimer la gouvernance hors-sol
Mots clés
Infos du pays
Auteur de cet articleNous tenons à rappeler aux visiteurs du site que sans partenariat avec togoactualite.com, la reprise des articles même partielle est strictement interdite. Tout contrevenant s'expose à de graves poursuites.
En matière d’amélioration du climat des affaires et de renforcement de la résilience du secteur privé sur le continent, le Togo n’a rien à envier aux autres nations. Du moins est-ce ce que révèle le rapport 2021 du Baromètre du Conseil des investisseurs français en Afrique (CIAN), dont les données, publiées le 10 mars dernier, font état d’un score honorable de 3,4 points sur 5 contre 2,8 du Togo en 2020. « L’évaluation a pris en compte 39 critères d’appréciation couvrant les domaines tels que les infrastructures, l’administration, l’économie, les finances, le social, les facteurs de production et le développement durable », s’est esbaudi la présidence qui notifie qu’avec « cette note, le Togo garde sa position de leader dans la sous-région ouest africaine devant le Bénin (3,1) et le Sénégal (3,0).Sur le continent, le pays occupe la troisième place juste derrière le Maroc (3,7) et l’Ile Maurice (3,7) ». Pour tout dire, le Togo a fait fort dans les domaines du droit du travail, de la sécurité des personnes, du secteur bancaire, du réseau portuaire et aérien. Et la Présidence d’égrener les investisseurs attirés en 2021, de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) au Port autonome de Lomé (PAL), de la construction des centrales Kékéli de Lomé et photovoltaïque de Blitta à l’implantation du Data Center. En réaction à ce résultat, Faure Gnassingbé n’a pas manqué d’ajouter son écot fierté sur fond de valorisation des atouts du pays : « Nous sommes plus que jamais déterminés à faire du Togo une terre d’accueil, de prospérité et de sécurité pour les investisseurs, en tirant profit de sa position géostratégique, qui ouvre sur l’espace Cedeao, un accès à plus de 350 millions d’habitants avec un port naturel en eau profonde », at-il déclaré, assurant à qui veut bien l’entendre que « le Togo est le pays où il est le plus facile de faire des affaires». A ce tableau on ne peut plus dithyrambique, il ne manquerait plus qu’à faire des actions de grâces, à installer des autels, à y immoler les veaux les plus gras qui soient, et à invoquer les dieux de nos pères pour ce triomphe ô combien brillantissime. Il ne manquerait plus qu’à faire réciter à chacun des citoyens le Pater Noster, puisque tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Avec Faure Gnassingbé, c’est la philosophie panglossienne qui est de retour. Sans réalisme aucun
La gouvernance hors-sol d’un État décadent
A trop vivre dans les aéroports, les autorités togolaises ont perdu le sens des réalités économiques que vivent les Togolais au quotidien. Réaliser des performances exceptionnelles en matière d’amélioration du climat des affaires et de renforcement de la résilience du secteur privé sur le continent, ne peut pas supposer autre chose que la certitude que les Togolais arrivent à supporter la pesanteur économique qui a découlé de la crise sanitaire. Or, cette performance, comme beaucoup d’autres grappillés au prix de génuflexions diplomatiques dignes d’antihéros dostoïevskiens, contraste avec la réalité. Depuis 2020, la crise sanitaire a mis les populations à carreau, les a embastillées et, chose encore plus dramatique, les a reléguées dans une zone que des tziganes démunis ne voudraient pour rien au monde. Pas un jour ne passe sans que la vie chère ne franchisse un seuil anxiogène au sein de l’opinion. Pas un jour sans que les Togolais ne se confrontent à la hausse des prix de denrées qui ont échappé au contrôle
Correcteur