Togo / De réduction de gaz à effet de serre à la réduction de la pauvreté : Faure se trompe encore de combat
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Comme la majorité des Présidents réunis à la 26ème Conférence des parties sur le climat (COP26) 1er novembre dernier à Glasgow (Ecosse), Faure Gnassingbé a répondu présent. Comme par le passé, le mot d’ordre, devenu un impératif, n’a presque pas évolué, aussi est-il demandé aux dirigeants quels qu’ils soient à prendre des engagements pour limiter l’impact du dérèglement climatique sur la planète.
« Il est temps de dire Assez ! Assez de brutaliser la biodiversité. Assez de nous tuer nous-mêmes avec le carbone. Assez de traiter la nature comme des toilettes. Assez de brûler et forer et extraire toujours plus profond. Nous creusons nos propres tombes », a martelé le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres à l’ouverture des travaux.
Le G20, ou Groupe des vingt, un forum intergouvernemental composé de dix-neuf des pays aux économies les plus développées et de l’Union européenne, a réaffirmé son objectif de limiter le réchauffement à +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle, ajoutant une ambition de neutralité carbone autour du milieu du siècle et la fin des subventions aux centrales à charbon à l’étranger. Faure Gnassingbé, lui, n’a pas attendu cet ordre mondial pour jouer sa partition.
À l’en croire, le Togo est « engagé pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le Togo a récemment révisé à la hausse ses contributions déterminées au niveau national, et entend en appeler à un sursaut collectif, pour une action immédiate ».
Faure Gnassingbé n’a pas
Le Togo n’est même pas dans le top 10 voire le top 20 des pays pollueurs dans le monde. On comprendrait s’il y a urgence en cette matière. Mais comme ses pairs suiveurs, il a donné libre cours à son envie de villégiature et de faux-fuyant. Les fonds dépensés pour cette vadrouille dont l’intéressé est coutumier pouvaient au moins servir à construire des salles de classes pour des écoles primaires dont certaines situées en ville (!) continuent à étudier sous le chaud soleil, à l’instar du primaire de Kpogan.
Faure joue les défenseurs du climat alors même que la Fédération des syndicats de l’éducation nationale (FESEN) brandit la menace d’une grève les 3 et jeudi 4 novembre sur tout le territoire. Tout va très bien, madame la Marquise. Le combat est ailleurs. Ce n’est pas le réchauffement climatique qui tue les Togolais, c’est la pauvreté à tous les étages.
Source: Le Correcteur