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Togo- Affaire Grace Koumayi : quand la gendarmerie nationale pousse la CNDH à ravaler ses vomissures

Togo- Affaire Grace Koumayi : quand la gendarmerie nationale pousse la CNDH à ravaler ses vomissures

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Au Togo, la gendarmerie nationale est au centre d’une vive controverse après sa sortie médiatique sur l’affaire Grâce Koumayi. Les contradictions entre sa version des faits, les déclarations de la victime présumée et la position de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) placent une nouvelle fois l’institution au cœur des critiques, fidèle à une réputation faite de zones d’ombre et de non-dits.

Sous le régime de Faure Gnassingbé, la gendarmerie nationale occupe une place stratégique dans l’appareil sécuritaire togolais. Mais elle traîne également une image sulfureuse : cette branche des forces armées est régulièrement pointée du doigt dans des affaires de violences, de tortures et de brutalités contre des citoyens, notamment en période de tension politique.

La récente affaire des allégations formulées par Grâce Koumayi, sage-femme et militante politique incarcérée, ravive les interrogations profondes sur la culture interne de l’institution et sa capacité à dire la vérité aux citoyens.

Tout démarre avec un communiqué de la gendarmerie nationale lu sur la télévision publique, le

vendredi 21 novembre. Cherchant à « situer l’opinion » sur l’arrestation de Grâce Koumayi, l’institution affirme qu’elle « n’avait fait cas d’aucune agression sexuelle ni d’aucun traitement cruel, inhumain ou dégradant ».

Plus encore, elle soutient que, lors de sa garde à vue au Groupement de gendarmerie de Lomé, Grâce Koumayi a reçu la visite d’une délégation de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), laquelle se serait « déclarée satisfaite des conditions de détention ».

Entre une victime présumée qui maintient fermement ses accusations, une CNDH qui nie s’être prononcée sur les conditions de détention et une gendarmerie qui affirme l’inverse, l’institution sécuritaire se retrouve prise en étau entre deux récits irréconciliables.

La situation alimente les interrogations au sein de l’opinion : la gendarmerie protège-t-elle les citoyens ou ses propres agents ? Communique-t-elle pour éclairer ou pour maquiller d’éventuelles dérives ?

Pour certains observateurs, cette sortie médiatique traduit surtout une volonté de contrôler le récit avant que les faits ne soient établis.

source : lalternative.info