manif_cst04042013_2


Des milliers de partisans de l’opposition sont descendus dans les rues de la capitale togolaise pour célébrer le 1er anniversaire du Collectif « Sauvons le Togo » (CST), a constaté un journaliste de l’Agence Savoir News.

Lancé le 4 avril 2012, le CST est composé aujourd’hui de sept organisations de défense des droits de l’Homme, trois organisations de la société civile et cinq partis politiques.

Partis du carrefour du marché de Bè, les manifestants ont parcouru plusieurs artères de Lomé, avant de chuter au stade Oscar Anthony de Bèniglato. Ils ont également pris par le grand carrefour Déckon.

Ils ont chanté et dansé sous le chaud soleil durant tout le parcours. Au milieu du cortège, on notait la présence de plusieurs responsables du CST dont Jean Pierre Fabre de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Agbéyomé Kodjo de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS) et Abass Kaboua du Mouvement des républicains centristes (MRC) et Me Zeus Ajavon, le coordonnateur dudit Collectif. Aucun incident n’a été enregistré lors de cette manifestation, bien encadrée par des forces de l’ordre.

Au point de chute (stade Oscar Anthony de Bèniglato), des responsables du CST se sont, succédés à la tribune avec des thèmes bien précis portant notamment sur l’historique du CST, les activités menées durant les 12 mois, la plateforme dudit Collectif. Ils sont revenus largement sur l’affaire des incendies qui ont ravagé en janvier dernier, le marché de Kara (nord) et le principal bâtiment du grand marché de Lomé.

Au total trente-cinq personnes ont été inculpées dont deux remises en liberté provisoire vendredi. Vingt-quatre sont en détention préventive et neuf sous contrôle judiciaire. Parmi les personnes placées sous contrôle judiciaire figurent Me Ajavon et MM.Fabre et Agbéyomé.

« Nous exigeons la libération immédiate de tous ceux qui sont arrêtés. Ils sont arrêtés de façon irrégulière. Nous ne sommes pour rien dans ces incendies », a affirmé Me Ajavon.

« La manifestation de ce jour vise également à dire non à tous ce qui se passe actuellement, pour dire non à tout ce que nous avons vécu pendant un an : non à la gabegie, non à la torture, non à la mal gouvernance, non au régionalisme, non à l’accaparement des richesses nationales », a-t-il souligné.

Les responsables du CST n’ont pas passé sous silence, les prochaines élections législatives et locales. Pour l’instant, aucune date n’a encore été fixée pour la tenue de ces scrutins.

« Pas de dialogue, pas d’élection. Nous voulons des élections transparentes. Nous voulons finir avec des élections frauduleuses au Togo », a martelé Me Ajavon.

« Il faudrait qu’on termine avec le cycle : Election – contestation – violences – dialogue. Cette fois-ci, c’est le dialogue avant les élections », a-t-il souligné.

Le recensement électoral a pris fin dimanche dernier dans la première zone qui couvre les préfectures de Kpendjal à Ogou. La même opération prévue pour démarrer dans la deuxième zone le 5 avril, est reportée « à une autre date qui sera communiquée incessamment », selon un communiqué de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) rendu publique jeudi soir. La CENI est chargée d’organiser et de superviser les prochaines élections. FIN

En Photo : Des partisans du CST ce 04 Avril 2013 au stade Oscar Anthony de Bèniglato

Junior AUREL

savoirnews

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here