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Des militants et sympathisants du Collectif « Sauvons le Togo » (CST) et du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) ont encore battu le pavé samedi dans les rues de Lomé dans le calme, a constaté un journaliste de l’Agence Savoir News.
 
Cette marche vise notamment à demander la libération des militants et responsables de l’opposition interpellés dans l’enquête ouverte, dans le cadre des incendies qui ont ravagé le marché de Kara (nord) et le principal bâtiment du grand marché de Lomé.
 
Au total « 24 personnes sur qui pèsent des présomptions graves d’avoir pris part à la préparation et à la commission des faits incriminés » ont été interpellées et placées sous mandat de dépôt.
 
Parmi le groupe figure Agbéyomé Kodjo, ancien Premier ministre et président de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS, opposition).
 
Partis du Foyer Pi XII, les manifestations ont sillonné certaines artères de la capitale, avant de se retrouver à la plage, non loin de l’Ambassade d’Allemagne pour un meeting.

L’affluence en début de marche du Collectif Sauvons le Togo [23/02/2013]




« A travers cette rencontre, nous avons expliqué aux populations, les derniers développements de la situation politique dans notre pays. Ce matin, on a encore arrêté le trésorier du CST à 5H. Ce sont des tracasseries. Même si tous les membres du CST sont arrêtés, le Collectif va toujours exister », a déclaré à l’Agence Savoir News Francis Pedro Amuzu, membre du CST.
 
« Nous demandons toujours la libération de nos militants arrêtés et nous exigeons une enquête internationale. Nous avons aussi parlé de la concertation politique qui s’est déroulée cette semaine. Nous ne pouvons pas aller à une concertation, lorsqu’on continue d’arrêter des gens. Nous sommes pour le dialogue, mais les discussions doivent se faire de façon structurée, claire et nette avec un comité préparatoire et un facilitateur », a-t-il souligné.
 
Des « discussions exploratoires » se sont déroulées mardi et mercredi dans les locaux de l’Organisation pour la Charité et le Développement Intégral (OCDI) à Hedzranawoé entre des acteurs de la classe politique sous la facilitation de Mgr Nicodème Barrigah, ancien président de la Commission Vérité, justice et réconciliation (CVJR). Le CST a boudé les discussions.
 
Initiée par l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Togo Robert Whitehead, cette rencontre vise à baliser les voies pour le prochain dialogue en vue des prochaines élections législatives et locales dont la date n’est pas encore connue. FIN
 
Junior AUREL
 
 

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