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Le Collectif « Sauvons le Togo » (CST) a exigé lundi soir, la « libération immédiate et sans conditions » de Gérard Adja, le premier vice-président de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS), interpellé dimanche dernier par la gendarmerie.

« Gérard Adja serait interpellé dans le cadre d’une enquête judiciaire relative à l’incendie du Grand Marché de Lomé intervenu dans la nuit du 11 au 12 janvier 2013 », avait affirmé le président de l’OBUTS Agbéyomé Kodjo.
 
Le principal bâtiment du grand marché de Lomé a été ravagé tôt samedi par un incendie. Pas de perte en vies humaines, mais les dégâts sont importants. Cet incendie intervient, après celui qui a ravagé jeudi dernier, le marché de Kara (environ 420 km au nord de Lomé).
 
Selon le CST dans un communiqué rendu public lundi soir, la « situation dans laquelle se trouve Gérard Adja prouve, à suffisance, qu’il s’agit purement et simplement d’une machination préméditée savamment orchestrée par le pouvoir en place, en vue de décapiter le Collectif Sauvons le Togo, mouvement citoyen qui incarne les aspirations profondes du peuple togolais ».
 
Le Collectif « met en garde le régime dictatorial et policier contre tout ce qui adviendrait à M.Adja qui a été privé, non seulement de ses droits à la défense, mais aussi de ses droits aux visites »
 
« Dans ces conditions, le Collectif +Sauvons le Togo+ interpelle l’Ordre des avocats du Togo pour qu’il prenne ses responsabilités face à ces dérives totalitaires d’officiers de police judiciaire avec qui il est appelé à collaborer », souligne le communiqué.
 
« En outre, le Collectif +Sauvons le Togo+ met en garde quiconque se hasarderait à lui imputer la responsabilité des drames survenus à Kara et Lomé et n’hésitera pas à engager à son encontre, des poursuites judiciaires », ajoute le communique du CST qui « appelle le peuple togolais à la vigilance et lui demande de rester mobilisé pour maintenir la dynamique populaire ».
 
Rappelons que le gouvernement a qualifié « d’actes criminels », ces incendies et a mis en place une commission composée d’officiers de police et de gendarmerie, placée sous l’autorité du Procureur.
 
Les forces de sécurité et de défense ont arrêté « un mode d’opération en vue de renforcer la protection des personnes, des biens et des édifices publics sur toute l’étendue du territoire national ». FIN
 
En photo : Me Zeus Ajavon, le coordonnateur du CST
 
Junior AUREL
 

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