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Le Chef de l’Etat togolais a-t-il joué un rôle dans la récente crise qu’a connu le Burkina Faso ? Cette question mérite d’être posée au vue de la polémique actuellement en cours dans le pays où les interprétations des faits révélés par Jeune Afrique divergent d’un milieu à un autre.
 
Pour plusieurs journaux togolais, qui ont d’ailleurs repris une publication de Jeune Afrique, Faure Gnassingbé aurait proposé aux dirigeants burkinabè une exfiltration du général Gilbert Diendéré, le chef des putschistes et/ou de son épouse, Fatou Diendéré vers le Togo.
 
Selon les écrits de Jeune Afrique, le président Faure Gnassingbé aurait joué un rôle actif dans le putsch manqué en mettant tout en œuvre pour aider les Burkinabès à surmonter cette crise.
 
La présence au Togo de Fatou Dienderé, l’épouse de Gilbert Diendéré selon plusieurs sites burkinabé, a contribué à enflammer la polémique.
 
Vendredi, le site officiel du gouvernement togolais, Republicoftogo indique dans une mise au point que JA a commis une erreur en écrivant que Faure Gnassingbé a joué un rôle actif dans le putsch manqué.
 
« Le Togo n’a jamais proposé d’exfiltration au chef des putschistes », lit-on sur le site.
 
Pour vous permettre d’avoir une idée sur la polémique, Togo Breaking News vous reprend le texte en question de Jeune Afrique dans son édition du 18 au 24 octobre 2015
 
Burkina : Le putsch en quatre coups de fil
 
C’est une histoire en quatre actes – ou plutôt quatre coups de téléphone – qui résume l’épilogue du coup d’État manqué au Burkina et la chute du couple Diendéré.
Acte 1. Le 27 septembre, quarante-huit heures avant l’assaut des forces armées contre Naaba Koom, dernier bastion des putschistes. Dans une ultime tentative pour empêcher un combat fratricide, Faure Gnassingbé, le président togolais, appelle Gilbert Diendéré et lui propose de l’exfiltrer vers le Togo en compagnie de son bras droit, le colonel-major Boureima Kéré. Refus catégorique.
 
Acte 2. Le 30 septembre, au lendemain de l’assaut victorieux et alors que Diendéré s’est réfugié chez le nonce apostolique, c’est cette fois Michel Kafando, le président de la transition, qui appelle Faure Gnassingbé : « Seriez-vous prêt à accueillir l’épouse et le fils de Diendéré ? » Les médiateurs chargés de maintenir le lien entre Diendéré et les autorités et de négocier sa reddition lui ont soufflé cette idée afin de « rassurer » le général. Au même moment, Fatou Diendéré se terre quelque part dans un quartier de Ouagadougou…
 
Le Premier ministre s’oppose à l’exfiltration de Fatou, qu’il croit mouillée jusqu’au cou dans le putsch
 
Acte 3. Le lendemain, le 1er octobre. Faure fait savoir qu’un avion est prêt à décoller pour Ouaga. Kafando lui répond que ce n’est plus nécessaire. Entre-temps, le président burkinabè a discuté avec Isaac Zida, et il apparaît que le Premier ministre s’oppose à l’exfiltration de Fatou, qu’il croit mouillée jusqu’au cou dans le putsch.
 
Acte 4. Même jour, en début d’après-midi. Diendéré, qui a obtenu des assurances pour sa sécurité, se rend aux autorités sous l’œil des médiateurs, parmi lesquels Tulinabo Mushingi, l’ambassadeur des États-Unis. Ce dernier reçoit un appel de Fatou : « Où emmène-t-on mon époux ? » Fatou fond en larmes. Rideau.
 
source : togobreakingnews
 

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