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Les conditions de vie et d’étude de l’étudiant togolais laissent à désirer. Pourtant, ces étudiants sont la future élite du pays. Actuellement, il suffit d’une étincelle pour que la poudrière s’explose. L’attente des tranches d’aide a été si longue que les étudiants ont perdu espoir.

« Notre espoir s’est envolé .Et nous donnons aux autorités un délai de rigueur d’une semaine à compter du lundi 18 mars 2013. Passé ce délai, nous allons passer à la vitesse supérieure », menace le président d’un mouvement estudiantin.
C’est vraiment dommage que depuis le début de l’année académique 2012-2013, les étudiants n’ont perçu aucune tranche d’aide ou allocation bien que tous ces fonds aient été budgétisés. Curieusement, pour faire traîner les choses, il a été demandé aux étudiants de fournir la carte d’étudiant, le relevé de notes de l’année écoulée sachant pertinemment que ces sésames ne leur sont pas encore délivrés pour des raisons que seules les autorités universitaires maitrisent. Ce qui fait plus mal, c’est qu’on demande également aux pauvres étudiants de verser chacun 100 FCFA avant que son dossier ne soit accepté. Ainsi, les quinze mille étudiants que compte l’université, verseront en tout 1.500.000 FCFA. Quelle sera la vraie destination de cet argent ? Seul Dieu saura répondre à cette question.

S’agissant des conditions d’étude, c’est le comble sur le campus universitaire de Kara. Imaginez-vous que pour près de 15 000 étudiants, deux bus seulement sont fonctionnels pour le transport de ces étudiants. Des amphis de 500 places sont devenus des tribunes de 5 000 places où les étudiants restent debout et accrochés au mur comme des chauves-souris sous le chaud soleil pour suivre les cours. Ce qui écœure encore dans cette triste affaire, c’est que ce n’est pas par manque de moyens, mais c’est volontairement que les capitaines qui conduisent le navire du pouvoir, laissent périr l’étudiant togolais.

Jérémie G., Correspondant région de la Kara

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