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Nouvelle condamnation de l’État du Togo par la Cour de justice de la CEDEAO, c’est du bis repetita ! La rhétorique est parfaite si l’on se remémore toute la panoplie de dossiers dans laquelle l’État du Togo s’est empêtré, et comme à l’accoutumée, se fait voler la vedette par des citoyens togolais téméraires et engagés contre des Justices en manque de crédibilités. Le 07 juin 2023, l’État togolais a encore perdu devant la Cour de justice de la CEDEAO dans l’affaire dite de « Tigre révolution ». Énième échec devant une juridiction étrangère et, au lieu que cette situation amène les autorités politiques et surtout judiciaires de la République Togolaise à changer de posture, cela semble ne les émouvoir guère. Ainsi, le mal se mue en épidémie, avec le risque que le pays s’attire de tristes réputations et superlatifs qui vont le tirer vers le bas S es victoires, même s’il en existe, sont bien rares. Mais ses échecs sont à l’image du sable de mer et, il faut être fou pour oser penser le compter. En vérité, il s’agit des procès que l’État du Togo perd toutes les fois qu’il est cité à comparaître devant la Cour de justice de la CEDEAO, et le plus souvent pour violation des droits de ses citoyens. Le 07 juin, la République Togolaise est tombée face contre terre et ceci, pour la énième fois devant les Juges de la Cour de justice de la CEDEAO. Il en est presque ainsi toutes les fois que l’État du Togo se tient droit dans le box des accusés devant cette juridiction de la sous-région pour répondre aux multiples cas de violation dont il est souvent accusé vis-à-vis de ses citoyens. Les cas les plus récents de violations sont : l’affaire « Tigre révolution » contre (C/) l’Etat togolais, l’affaire Oumolou C/l’Etat togolais et l’affaire Agbéyomé C/l’Etat togolais. Les plus anciens sont, entre autres, l’affaire Kpatcha, l’affaire Bodjona, l’affaire Bertin Agba et l’affaire des 9 députés ANC exclus du Parlement. Évidemment, dans toutes ces affaires, l’Etat du Togo a perdu le procès. Le hic, est que malgré tous ces procès perdus assortis de réparations financières, les dirigeants togolais n’ont cure de changer de posture pour une meilleure image du pays.
Le Togo et la litanie des échecs…
Le 07 juin 2023, dans un communiqué signé par le président Kao Atcholi, l’Association des victimes de la torture au Togo (ASVITTO), informait l’opinion que dans l’affaire dite de « Tigre révolution », affaire pour laquelle plusieurs Togolais croupissent depuis 2019 en prison, la Cour de justice de la CEDEAO a fait droit aux requérants en condamnant l’État du Togo à réparer les préjudices causés et à procéder sans délai et sans conditions, à la libération des dix prisonniers qui ont saisi la Cour, et leur payer des indemnisations pécuniaires pour les dommages subis. « …la Cour de justice de CEDEAO a rendu une décision ce jour 7 juin 2023 dans l’affaire ECW/CCJ/APP/45/22 : Akohsi Sakibou & 9 Autre c/ République Togolaise. La Cour a largement fait droit aux prétentions des requérants en ordonnant à l’État togolais de procéder «immédiatement, sans délai et sans condition» la libération des nommés Akohsi Sakibou, Alassani Awali, Amidou Idrissou, Djokoto Komla Victor, Doumassi Yao, Nambea Leyla Méhiouwa, Ouattara Abwdou-Fadel, Ouro-Adjana Arimiyao, Tchagnaou Aboubakar, Yakoubou Akililou. La haute juridiction communautaire a en outre enjoint à l’État du Togo d’investiguer sur les actes de torture, de traitements cruels, inhumains et dégradants dont ont été victimes les requérants, afin que les présumés auteurs de ces actes soient poursuivis et punis conformément aux lois en vigueur, ce qui est une grande première en matière de lutte contre la torture et l’impunité au Togo. Enfin et en guise de réparation, la Cour de justice de la CEDEAO a ordonné à l’État du Togo de servir aux requérants une indemnisation pécuniaire », lit-on dans le communiqué de l’ASVITTO. Cette décision de la Cour de justice de la CEDEAO et surtout les termes qui la fondent, sont quasiment identiques à celle prise contre l’État du Togo dans l’affaire Agbéyomé. Il est à noter que l’ancien Premier ministre togolais, Agbéyomé Kodjo, par le biais de ses avocats, avait saisi la Cour de justice de la CEDEAO pour violation de ses droits par l’État du Togo au sortir de la présidentielle du 22 février 2020. Dr Agbéyomé Kodjo, faut-il le rappeler, avait été interpellé manu militari le 21 avril 2020, et détenu pendant plusieurs jours dans les liens de la justice avant d’être mis en liberté sous contrôle judiciaire le 25 avril 2020, soit sept jours avant la cérémonie d’investiture du chef de l’Etat sortant, son challenger Faure Gnassingbé. Dans ce dossier, la Cour de justice de la CEDEAO, en condamnant l’État du Togo pour arrestation et détention arbitraires du « champion de la DMK », a aussi estimé que l’État du Togo a violé sa liberté d’expression du fait de l’interdiction qui lui est faite de ne faire des déclarations tendant à remettre en cause les résultats du scrutin présidentiel 2020. Les magistrats de la juridiction de la communauté, ont enjoint l’État togolais de payer un franc symbolique à Agbéyomé Kodjo, c’est-àdire que l’État togolais reconnaisse son tort et qu’il engage des réparations. Enfin, la Cour de justice de la CEDEAO a demandé à ce que l’ASVITTO reste très optimiste quant à l’issue du procès.
Dans un communiqué publié le 17 mai 2023 relatif à ce dossier, l’ASVITTO renseignait l’opinion qu’à l’ouverture du procès, les débats ont démarré (le 17 mai 2023, ndlr) avec une question exceptionnelle dirigée contre la
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