Les députés ont entamé ce mercredi en commission des lois, l’examen du projet de réformes constitutionnelles déposé par le gouvernement. Mais la séance a été houleuse hier. Cela est dû à la volonté du régime de ne pas considérer la proposition de réformes faite par l’expert de la CEDEAO et approuvée par les chefs d’Etat de l’institution et les Facilitateurs. Les députés de l’opposition étaient obligés de sortir de la salle, laissant ceux d’UNIR continuer l’aberration. Voici une réaction de la présidente du groupe parlementaire ANC, Me Isabelle Améganvi.

Intervention de la présidente du groupe parlementaire ANC

Les parlementaires de l’opposition affirment que l’examen des réformes constitutionnelles prévues par la CEDEAO, devrait se situer dans le cadre du dialogue et viser le règlement juste et durable de la longue crise que traverse notre pays.

Voilà que le gouvernement, comme à son habitude, présente de nouveau, et cette fois-ci, en marge de la démarche des experts de la CEDEAO, un texte qui laisserait, dans cette situation de crise, le parti au pouvoir décider et imposer ce qui lui convient.

Notre objectif à nous, députés de l’opposition, demeure le règlement définitif de la longue crise que traverse notre pays.

Nous ne pouvons dès lors, nous rendre complice d’un jeu politiquement néfaste en participant à l’étude du projet de loi de révision constitutionnelle unilatéralement, adopté par le gouvernement.

Voilà pourquoi nous avons décidé de nous retirer, en vous laissant la responsabilité pleine et entière de l’aggravation de la crise politique.

Pour les députés de l’opposition parlementaire

AMEGANVI Isabelle
 

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