La Préfecture de Doufelgou et plus précisément le canton de Koka pleure un de ses fils. Une personne âgée victime d’une bavure policière. Tout est parti samedi 26 septembre dernier des affrontements entre forces de l’ordre et population de Koka au sujet des rites Sant’m.

Une célébration à laquelle le chef canton s’est opposé. Il est mis en exergue la situation de la pandémie à coronavirus. Et malheureusement, les forces de l’ordre se sont signalées de la plus drôle manière habituelle. Bilan officiel, un mort, 17 blessés dont des cas graves ainsi que des dégâts matériels. Un mort de plus de la Force Spéciale Anti-Covid19. Un drame qui repose la question fondamentale de la formation donnée aux éléments des forces de l’ordre et de sécurité au Togo.

C’est la énième fois que des vies sont maladroitement fauchées pour un oui pour un non. Des populations qui refusent d’observer les gestes barrières à Koka est à déplorer. Mais pourquoi spécifiquement dans ce canton alors que tout s’est plutôt bien passé dans les autres ?

Au-delà de tout, la gestion d’un seul canton ne peut aboutir à une telle tragédie si les forces anti-Covid-19 avaient fait preuve de professionnalisme. Quels sont les enseignements tirés de ces situations dramatiques antérieures pour qu’elles se répètent à profusion?

C’est dommage qu’au Togo, la gestion de manifestation se transforme bien souvent à des scènes de guerre. Ailleurs, tous ceux qui sont à l’origine de ce drame devaient être relevés de leurs fonctions. La vie humaine est sacrée. L’article 21 de la Constitution togolaise l’a aussi consacrée.

Il n’y a vraiment plus d’excuses à ces hors la loi qui continuent d’endeuiller des familles, villages, villes sans être inquiétés.

source : Honoré ADONTU / Le Correcteur

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