A compter de ce lundi, les cours seront perturbées à l’Université de Lomé. Le mot d’ordre de cessation de travail de 5 jours a été lancé en fin de semaine dernière, suite à la décision de l’Assemblée générale du 07 février 2020 d’entrer en grève. Les membres et sympathisants du Syndicat de l’enseignement supérieur du Togo (SEST) rejettent la mesure de diminution des salaires prise par la présidence de l’Université de Lomé.

Les enseignants de l’Université de Lomé ne seront pas au cours cette semaine. Ils observent une grève de 5 jours à compter de ce lundi 24 février 2020, à l’appel du Syndicat de l’enseignement supérieur du Togo (SEST). La décision d’entrer en grève a été prise par les membres et sympathisants dudit syndicat lors de l’assemblée générale du 07 février 2020.

Tout est parti d’une note adressée aux organisations syndicales de l’enseignement supérieur par le président de l’Université de Lomé, Prof Dodzi Kokoroko. Dans cette correspondance en date du 10 janvier 2020, le Syndicat de l’Enseignement Supérieur du Togo (SEST) a été informé du changement décidé par l’administration universitaire par rapport au traitement des salaires du personnel enseignant de l’Université de Lomé. « Ce courrier fait mention d’un mécanisme de régularisation des salaires revalorisés et payés depuis la fin du mois de novembre 2019 au titre de l’accord du 6 août 2019 signé entre le Gouvernement et les Syndicats de l’enseignement supérieur », précise le syndicat dans le préavis de grève adressé au président de l’Université de Lomé.

En effet, il s’agissait, à travers le courrier de l’administration universitaire, d’informer les enseignants d’une diminution qui devrait s’appliquer aux salaires et primes revalorisés conformément à l’accord du 06 août 2020. Ainsi, les salaires revalorisés à hauteur de 15% et les primes et indemnités de 25% vont subir un réaménagement avec une revalorisation à hauteur de 5% à partir du mois de février contrairement aux 15 % appliqués depuis la fin novembre 2019. « Ce mécanisme consiste donc à diminuer les salaires payés depuis un trimestre à l’Université de Lomé et vient ainsi remettre en cause le principe de droit acquis », a précisé le Secrétaire général du SEST, Dr Ayi Djifa Hounsi. 

Pour rappeler à l’administration universitaire et au gouvernement l’impérieuse nécessité de respecter l’accord du 06 août 2019, le SEST leur a envoyé des courriers. Et comme on pouvait s’y attendre, les diverses démarches entreprises par les enseignants ont été purement ignorées. « En réponse, le bureau du SEST a saisi par courriers, aussi bien le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, de même que la Présidence de l’Université de Lomé, pour exiger la mise en œuvre pérenne de cet accord tel qu’acté depuis novembre 2019, mais il faut dire que ces maintes tentatives sont restées sans suite », déplore le syndicat dans le préavis de grève.

Conséquence de ce mutisme de la part des deux partenaires, les membres et sympathisants du SEST ont unanimement rejeté l’exécution du mécanisme de régularisation annoncé sur la fin du mois de février 2020. D’où le préavis de grève dont le but est d’interpeller le gouvernement pour qu’une solution rapide et définitive soit trouvée à leurs préoccupations. Les enseignants exigent, entre autres, le paiement immédiat et sans condition des dix mois de rappels des revalorisations salariales au titre de l’année 2019 ; l’inobservation inconditionnelle et définitive du mécanisme de régularisation de traitement salarial tel que proposé par la présidence de l’Université de Lomé ; la réévaluation de la valeur indiciaire dans le traitement salarial de tout le personnel des Universités publiques du Togo en référence à celle de la Fonction Publique et la clarification du mécanisme de gestion de l’assurance santé dans les Universités de Lomé et de Kara.

G.A.

source : Liberté

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