A ma proposition aux leaders de l’opposition de ne pas participer à ces élections pour ne pas une fois de plus légitimer la dictature togolaise, vous m’avez convaincu que le régime togolais n’a pas besoin d’être légitimé, et qu’avec ou sans élections il saura rester et se faire accepter par la communauté internationale à sa solde : je vous ai compris.

A mon inquiétude de savoir à quoi sert cette élection sans aucun enjeu pour l’opposition, vous avez répondu que la période électorale peut servir à remobiliser le peuple : je vous ai compris.

J’ai appris depuis longtemps à ne plus émettre de jugement carré sur la situation du Togo, parce que tout y a déjà été fait, pensé, dit, essayé. Mais tout y a toujours échoué devant une seule et unique réalité insurmontable : la violence d’Etat qu’une armée tribale nous oppose et à laquelle nous n’avons ni la volonté ni les moyens de répondre.

Nous ne pouvons donc que faire ce qu’il nous est possible de faire : user de notre bonne foi pour continuer d’essayer.

Nous sommes à cinq jours des élections. Que ceux qui ne sont pas convaincus par la dynamique de Monseigneur Kpodzro parce qu’ils ne croient pas au candidat Agbéyomé (ce qui est normal) votent pour l’opposant le plus pugnace et le plus populaire que nous ayons sur la liste : Jean-Pierre Fabre. Que ceux qui croient qu’avec Dr Agbéyomé nous pouvons avoir une alternance négociée et pacifique comme le prônent certains votent le candidat du prélat. Sur la liste, il y a également le professeur Aimé Gogué, homme discret, méthodique et constant qui a toujours su s’effacer pour l’intérêt national. Qu’on vote pour lui.

Ma formule est immuable : Tout sauf Faure Gnassingbé. N’importe qui à la place de Faure Gnassingbé. C’aura été déjà un pas vers le changement que nous espérons.

Que chacun se méfie surtout de ces sombres personnages dont la mission est de diviser l’opposition. Ce sont eux qui ont plombé la C14 en traînant l’ANC et Jean-Pierre Fabre dans toutes les boues de cette terre, lui reprochant tout jusqu’à l’air qu’il respire. Ce sont eux qui ont divisé les partis de cette coalition. Et c’est encore eux qui reviennent monter les militants les uns contre les autres. C’est leur besogne, qu’on les y laisse !

J’ai foi que tous ceux qui veulent réellement cette alternance tant souhaitée se rapprocheront au bon moment. Continuons à les y exhorter malgré les divergences. Tout sauf Faure Gnassingbé. C’aura déjà été une première victoire pour nous, avant les autres victoires.

David Kpelly

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici