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Les milliards de francs CFA qui sont subtilisés en douce à l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED) concurrencent dangereusement les recettes du port de Lomé ou même les recettes de la douane togolaise.

Malheureusement, cet institut vit comme un parent pauvre de l’administration alors que c’est une mine d’or sur laquelle sont assis le Directeur Général Kouassi Kouami, présenté comme statisticien démographe de classe exceptionnelle et son financier.

Recensement général de la population et de l’habitat, enquêtes sur les conditions de vie des ménages et la pauvreté, études, enquêtes et recensements auprès des entreprises etc. sont des terminologies simples à première vue mais absorbent tous les jours qui passent des milliards de FCFA de financement des institutions de Bretton woods, notamment la banque mondiale. Les fonds, loin de répondre aux nécessités du travail et à la rémunération des agents sont compressés et reversés dans les poches des responsables de l’Institut sans trace.

Quelques faits corroborent cette situation de pourriture financière :

Un jour de février dernier, le sieur Dossavi Philippe, tout puissant financier et comptable de son état et fidèle à sa méthode a envoyé un de ses agents habituels d’aller racler les fonds de caisse à Orabank. C’est arrivé que l’émissaire a été informé que les reste des fonds de corruption qui devrait être le butin du DG et de son financier à été rapatrié par les bons soins du nouveau DG du Trésor qui était mis au parfum du système maffieux. La chasse n’a donc pas été fructueuse dans la gestion du RGE (Recensement Général des entreprises) …..

Plus loin, les agents de recensement ne sont pas payés suivant les normes de l’UEMOA en fonction des financements. Pour camoufler la magouille, la direction des statistiques refuse de donner copie de contrat de prestation aux agents recrutés pour le recensement. Histoire d’effacer les traces du crime. Cette malversation est en cour dans l’exécution (mars à juin). Pour cette même enquête, les enquêteurs ont perçu la somme de 200 milles francs par mois pour la première phase et 230 milles pour la seconde phase qui fini donc en juin 2019.

D’après les informations ces honoraires varient en fonction des bénéfices poursuivis par les responsables de la direction. Dans les autres pays de l’UEMOA, les honoraires des agents font le triple de ceux du Togo. La ristourne est donc partagée d’après les informations entre les membres du réseau maffieux au sein de l’INSEED. C’est la raison du refus de donner copie du contrat signé aux enquêteurs recrutés.

Tertio, dans le contrat de prestation, il y a une couverture assurance qui protège les enquêteurs recrutés pour les accidents et les décès. D’après nos informations, il y a encore sur ce plan des arrangements au détriment des enquêteurs qui sont laissés à eux-mêmes en cas d’accident, voire de décès dans l’exercice de leur fonction.

Ce n’est que le côté visible de l’iceberg d’un dossier de malversations qui devrait emporter plus d’un des cadres du ministère du plan. Le ministre parti, devenu conseiller à la Présidence Assoumaidou en sait davantage sur les pots de vins dans la gestion des statistiques au Togo.

Beaucoup d’autres malversations meublent cette structure cachée derrières des bâtiments décrépis qui cachent des milliards. Dossiers sur lesquels l’Indépendant Express allumera ses projecteurs au nom du PND, vous avez dis Programme national de Développement.

L’INSEED est un est un établissement public à caractère administratif, doté de la personnalité morale et de l’autonomie de gestion financière. Il est placé sous la tutelle technique des ministères chargés de la statistique. Véritable vache à lait dans un pays qui aspire à une croissance à deux chiffres en matière économique et financière.

Carlos Ketohou

 
Source : L’Indépendant Express
 

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