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Violences survenues à Adéwui et à Bè : Enquêtes clôturées, les dossiers déjà entre les mains de la justice (Colonel Yark)

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Les enquêtes ont été bouclées dans le cadre des « évènements malheureux » survenus récemment à Adéwui et à Bè, a annoncé ce mercredi lors d’une conférence de presse, le ministre de la sécurité le Colonel Yark Damehane.

Le 15 septembre, des jeunes munis de bâtons et gourdins, de cordelettes et de machettes etc… , avaient empêché une manifestation du Collectif « Sauvons le Togo » (CST) à Adéwui.

Des affrontements se sont produits quand certains militants du CST sont arrivés sur les lieux. Une quarantaine de personnes avaient été blessées, selon des responsables du CST.

Le 5 octobre, des incidents se sont également produits à Bé, lors d’une manifestation du CST.

Selon le ministre de la sécurité, des enquêtes avaient été ouvertes pour faire la lumière sur ces « évènements malheureux ».

« Actuellement, nous avons pu clôturer les deux investigations. Le procès verbal est versé au Parquet. Il appartient au juge de décider de la suite », a souligné le Colonel Yark Damehane.

« Les auteurs des actes ont été identifiés. Et ils sont connus », a-t-il précisé.

Pour les évènements d’Adéwui, le ministre a estimé que les auteurs ne sont pas des milices du parti au pouvoir : « ce sont des jeunes du quartier d’Adéwui qui, spontanément, se sont retrouvés. Lorsqu’on parle de milices, cela sous-entend des groupes organisés ».

Le colonel Yark a invité les journalistes à « faire l’effort de démocratiser » leurs reportages.

« Aucun élément des forces de l’ordre ne considère un journaliste comme un adversaire. Les forces de l’ordre sont là pour vous aider à faire votre travail. Les forces de l’ordre et les journalistes sont des +partenaires+ », a précisé le Colonel Yark Damehane.

Ce dernier s’est également prononcé sur la marche du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) samedi dernier à Adéwui, manifestation qui s’est déroulée dans le calme.

Selon le Colonel Yark, la marche avait été autorité, parce que les investigations sur les actes de violences du 15 septembre avaient été bouclées.

« Samedi dernier, nous avions laissé faire, parce que nous étions déjà arrivés à terme de nos investigations. Et comme nous le disons, nous ne sommes contre personne. Lorsque les conditions sont acceptables, nous accompagnons les organisateurs des manifestations politiques », a ajouté le ministre de la sécurité. FIN

Junior AUREL

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