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Tunisie: L'ex-opposant Moncef Marzouki élu président

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La Tunisie a un nouveau président. Moncef Marzouki, un farouche opposant à Ben Ali a été élu lundi par l’Assemblée constituante à la présidence de la République tunisienne, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Moncef Marzouki, 66 ans, dirigeant du Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste), a été élu par 153 voix pour, 3 contre, 2 abstentions et 44 votes blancs sur un total de 202 votants sur les 217 membres de la constituante. Sa première mission sera de désigner le chef du gouvernement, qui devrait être l’islamiste Hamadi Jebali. «Merci beaucoup de m’avoir accordé votre confiance. je ferai tout pour être à la hauteur», a réagi le nouveau président tunisien sur Twitter, ajoutant: «Vive la #tunisie».
Un gouvernement présenté devant l’Assemblée d’ici la fin de la semaine

Il doit maintenant prêter serment la main sur le Coran et jurer d’oeuvrer à l’établissement d’un Etat de droit et de rester fidèle «à la mémoire des martyrs, aux sacrifices consentis par les Tunisiens au fil des générations, et aux objectifs de la révolution». Il devrait nommer dans la foulée le chef du gouvernement, le numéro 2 d’Ennahda Hamadi Jebali, qui devrait former son équipe et la soumettre à l’approbation de l’Assemblée d’ici la fin de la semaine, selon la presse tunisienne

La cérémonie de passation des pouvoirs avec le président intérimaire Fouad Mebazaa, qui a dirigé la Tunisie depuis la chute de Ben Ali, devrait avoir lieu au palais présidentiel de Carthage, en banlieue nord de Tunis, mardi ou mercredi. Le texte de la constitution provisoire adoptée par l’Assemblée définit les prérogatives des trois «têtes» de l’Etat: le président de la République, le chef du gouvernement et le président de la Constituante (Mustapha Ben Jaafar).
Il peut être démis de ses fonctions par deux tiers des élus

Ces attributions ont été âprement discutées, les islamistes ayant été accusés de vouloir donner tout pouvoir au chef du gouvernement et de mettre en place un régime parlementaire pur. Selon le texte adopté, le chef de l’Etat est le chef suprême des forces armées et définit la politique étrangère en concertation avec le Premier ministre. Il promulgue et publie les lois votées par la Constituante, nomme et révoque les hauts gradés et le Mufti (autorité religieuse) en concertation avec le chef du gouvernement. Il peut être démis de ses fonctions par deux tiers au moins des élus.
source : AFP

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