Les élections en Tunisie pour désigner une Assemblée constituante ont été reportées d’une semaine et fixées au 23 octobre afin de garantir leur « transparence », a annoncé mercredi le Premier ministre tunisien, Bedji Caïd Sebsi.
La question de la date de ce scrutin, qui doit désigner une assemblée chargée de rédiger une nouvelle Constitution, demeure un sujet extrêmement sensible.
 
Les grands partis d’opposition souhaiteraient que l’élection se tienne plus tôt, redoutant que le gouvernement ne renonce à sa promesse de mener la Tunisie sur la voie de la démocratie après la chute de l’ancien président Zine ben Ali en janvier dernier, à la suite d’un soulèvement populaire qui a mis fin à 23 ans de pouvoir autocratique.
« Tout bien considéré, nous avons décidé que les élections se tiendraient le 23 octobre », a dit Sebsi à la presse.
« Le plus important, c’est la transparence des élections. Certains partis sont en désaccord avec nous (…), cependant notre mission consiste à organiser des élections qui soient libres et transparentes. Nous devons préserver les acquis de la révolution », a-t-il expliqué.
 
Ces élections, qui seront les toutes premières après le soulèvement populaire de décembre et janvier, avaient été fixées à l’origine au 24 juillet.
 
PROBLÈMES TECHNIQUES
 
Les responsables électoraux ont fait valoir par la suite des problèmes techniques, notamment le fait que près de 400.000 Tunisiens n’ont toujours pas de carte électorale, pour motiver la nécessité d’un report. Ils ont alors proposé le 16 octobre comme nouvelle date.
Le projet de reporter ces élections avait fait descendre dans la rue nombre de manifestants craignant que la révolution ne leur soit confisquée.
 
Le principal parti d’opposition, le mouvement islamiste modéré Ennhada, a fait savoir mercredi qu’il n’était pas a priori opposé à la décision des autorités.
« Nous craignons qu’un report des élections ne provoque des violences et des désordres. Mais si tous les partis sont d’accord sur cette date, alors nous la respecterons », a dit son porte-parole, Ali Larayd.
 
source: reuters

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