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TOGO:Faure Gnassingbé a donné personnellement l'ordre de réprimer les manifestations sur conseil de massina et titikpina !

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Depuis Bruxelles, l’UE brandit la menace d’une nouvelle rupture de la coopération

On n’en sait un peu plus aujourd’hui sur ceux qui ont organisé la répression de la manifestation des 12, 13 et 14 juin derniers dans les rues de Lomé. Le ministre Gnama Latta déclarait qu’il n’avait donné l’ordre à personne de réprimer la manifestation,donnant ainsi la preuve qu’il existe un service de sécurité
parallèle que le ministère de la Sécurité ne maîtrise pas.

Ce service parallèle de répression est actionné depuis la Présidence de la République, et c’est Faure Gnassingbé lui-même, sur conseil des tortionnaires Yotroféï Massina et Atcha Titikpina, qui a ordonné la charge sauvage et brutale des manifestants sur la place Déckon et dans les rues de Lomé, faisant au total 3 morts et plusieurs blessés. C’est aussi lui qui a ordonné l’assaut du domicile de Gabriel Agbéyomé Kodjo dans la matinée du 15 juin dernier. Ce sont là les révélations de notre confrère en ligne la « Lettre du Continent » dans sa livraison du jeudi 28 juin 2012, hier donc. Dans notre parution du mardi 26 juin 2012, nous écrivions que l’UE est très embêtée par la montée en puissance des manifestations du Collectif « Sauvons le Togo » et que sa position se rapprochait de celle du Quai d’Orsay. Une information corroborée par notre confrère en ligne qui affirme que face à la répression des manifestations et à la fébrilité au sommet de l’Etat togolais, Bruxelles a brandi ouvertement auprès d’officiels togolais la menace d’un gel de la coopération. De quoi faire réfléchir Faure Gnassingbé et la bande d’indélicats qui écument le Palais de la Présidence.

Le Collectif « Sauvons le Togo » peut se réjouir d’avoir révélé en moins d’une semaine au monde entier le vrai visage du régime de Faure Gnassingbé. Lire l’article de « La Lettre du Continent ».


Togo : Faure ressort la matraque de son père Alors que les diplomates togolais travaillent à ripoliner l’image du régime, la répression de la manifestation du collectif « Sauvons le Togo » en a rappelé le vrai visage.
Comme à chaque veille d’une élection, le cycle « manifestation-répression » s’est enclenché au Togo à l’approche des législatives d’octobre. Du 12 au 15 juin, la manifestation de l’opposition emmenée par le collectif Sauvons le Togo, qui regroupe 17 formations dont sept organisations de défense des
droits de l’Homme, a donné lieu à 56 arrestations, suivies de celle d’Agbéyomé Kodjo, ancien Premier ministre de Gnassingbé Eyadema. Les ordres sont venus directement du palais de Lomé II, où Faure Gnassingbé semble de plus en plus s’inspirer des méthodes de son père. Sur ces questions sensibles, il est conseillé par ses deux incontournables sécurocrates que sont le patron de l’Agence nationale de renseignement (ANR), Yotroféï Massina, et le chef d’état-major de la gendarmerie (Ndlr : Chef d’Etat-major général des FAT), le général Mohammed Atcha Titikpina. Le 15 juin, le domicile d’Agbéyomé Kodjo a été encerclé à l’aube par les forces de l’ordre qui ont défoncé la porte principale et menotté l’opposant, avant de l’emmener au Service de renseignement et d’Investigation ( SRI). L’exprésident de l’Assemblée nationale et ancien Premier ministre, pourtant protégé par une loi spéciale sur le statut des anciens présidents du Parlement, a eu le temps d’alerter Laurent Bigot, sousdirecteur pour l’Afrique occidentale au Quai d’Orsay, ainsi que le Premier secrétaire à l’ambassade de France à Lomé, Roland Bréjon. Un journaliste togolais a également pu joindre l’ex-secrétaire d’Etat deFrançois Mitterrand, Kofi Yamgnane, ami du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Kodjo a finalement été libéré après un interrogatoire de plusieurs heures. Au moment où les diplomates togolais tentent de promouvoir le régime de Faure Gnassingbé à Paris (LC N° 634), cette répression vient de nouveau écorner l’image internationale du pays. La fébrilité au sommet de l’Etat agace d’ailleurs de plus en plus de chancelleries occidentales, à commencer par l’Union Européenne (UE) et son représentant à Lomé, le Belge Francis (Ndlr : Patrick) Spirlet.
A Bruxelles, la menace d’un nouveau gel de la coopération a été ouvertement brandie auprès d’officiels togolais.

La Lettre du Continent
N° 638 du 28 juin 2012

source : peuples.observateurs2010.over-blog.com

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