|

Togo : Trois audiences publiques consacrées aux événements liés au coup d’Etat de 1963

image_pdfimage_print

La Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) consacrera trois audiences, jeudi, « aux événement liés » au coup d’Etat du 13 janvier 1963 ayant causé une profonde déchirure socio-politique au Togo pour avoir coûté la vie au premier président de ce pays Sylvanus Olympio, a appris mercredi l’agence Xinhua des sources de la Commission.

Le coup d’Etat de 1963 est un douloureux événement de l’histoire du Togo et a causé la division dans ce pays qui est à la recherche de la réconciliation nationale confiée à la CVJR présidée par le prélat Nicodème Barrigah.

Gnassingbé Eyadèma, arrivé au pouvoir en 1967 et décédé le 5 février 2005 après 38 ans de règne, a de tout temps reconnu avoir participé au putsch.

Cela a entraîné au régime Eyadèma un rapport heurté avec la classe politique faisant ainsi de Gilchrist Olympio, fils de Sylvanus Olympio, un opposant radical qui a combattu le régime pendant 40 ans.

Aujourd’hui à la faveur d’une décrispation politique, Gilchrist Olympio a ajouté du bémol à sa vision et a adhéré à l’idée d’un rapprochement.

Il conclut un accord, en mai 2010, avec le Rassemblement du peuple togolais (RPT- pouvoir, créé en 1969 par Gnassingbé Eyadèma) ; un accord qualifié historique par les deux parties.

Au terme de cet accord, l’Union des forces de changement (UFC), le parti de Gilchrist Olympio, est entré en 2010 au gouvernement de large ouverture politique décidé par l’actuel chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, fils de feu Gnassingbé Eyadèma.

Aujourd’hui, les audiences ouvertes sont attendues pour apporter la lumière longtemps attendue sur ce coup d’Etat de toute la discorde au Togo.

Déjà mercredi trois auditions ont porté sur des événements socio-politiques entre 1958 et 1963. Selon la CVJR, cette phase des audiences publiques est un des plus importants dans le processus de réconciliation nationale pour laquelle la Commission a enregistré un total de 20.011 dépositions.

« Le moment est venu de nous regarder en face en tant que Togolais », a indiqué Mgr. Nicodème Barrigah, président de la CVJR, au lancement de cette des auditions.

La Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) est chargée de faire la lumière sur des actes de violence à caractère politique commis au Togo entre 1958 et 2005 et de proposer des mesures d’apaisement.

source : Xinhua

Tags: ,

Laissez un commentaire

WordPress

*