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TOGO : Loïk Le-Floch Prigent sur le point d’être évacué vers la France

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Bientôt la fin du calvaire togolais pour Loik Le-Floch Prigent ?

Les autorités Françaises exerceraient de fortes pressions pour obtenir l’évacuation de l’ancien patron de ELF, vers la France.

Selon une source bien informée, Loïk Le-Floch Prigent placé sous mandat de dépôt n’a pas passé la nuit du dimanche 21 octobre dans sa cellule à la gendarmerie. « Une ordonnance pourrait être prise ce matin (Lundi 22 octobre 2012 : Ndlr) en vue de son évacuation », a confié à Koaci-Lomé une source proche du dossier.

Les vendredi et samedi derniers, Loïc Le-Floch Prigent a de nouveau été écouté par la justice togolaise dans l’affaire d’« escroquerie internationale » dont l’homme d’affaire émirati se dit la victime et dans laquelle l’ancien ministre Pascal Bodjona et l’’homme d’affaire togolais Sow Bertin Agba, ont également été inculpés et placés sous mandat de dépôt.

Les Avocats de l’émirati ne se sont pas opposés à la mise en liberté provisoire de Loïc Le –Floch Prigent, dont l’Avocat Me Klugmann a fait le déplacement de Lomé pour plaider la requête. Une forte caution est requise par le Cabinet de Me Martial Akakpo, pour s’assurer d’un retour du Français après ses soins. « La France n’accepte pas d’extrader ses citoyens vers d’autres pays. Nous ne souhaitons pas qu’il ait non plus mort d’homme dans cette affaire. Nous demandons une garantie que l’inculpé reviendra pour la manifestation de la vérité », a expliqué une source proche de l’Avocat de l’émirati à Lomé. Une première requête de mise en liberté provisoire a été renvoyé provoquant un appel de Me Klugmann.

Selon certaines indiscrétions, Loïc Le-Floch Prigent souffrirait d’un cancer de la peau. Le porte parole du Ministère français des Affaires Etrangères avait clairement indiqué leur souhait de voir évacuer vers la France, l’ancien Président Directeur Général (PDG) de la compagnie pétrolière française ELF, pour suivre des soins en France. Les expertises médicales faites à la demande de la justice togolaise ont confirmé que Loïc Le-Floch Pringent est en situation médicale délicate, nécessitant des soins appropriés. Il a été même programmé avant son arrestation en Côte d’Ivoire, qu’il subisse une opération chirurgicale le 26 septembre 2012 en France.

Le dossier d’ « escroquerie internationale » connait un enlisement du fait de multiples vices de procédures et autres entraves à la justice. Des mains tapis dans l’ombre du pouvoir exécutif tirent les ficelles. Depuis le 20 juin 2012, un arrêt de la Cour Suprême ordonnant la mise en liberté provisoire de Sow Bertin Agba contre versement de la somme de 150 millions francs Cfa, est toujours en souffrance. L’ancien fidèle de Faure Gnassingbé et ancien Ministre de l’Administration Territoriale Pascal Bodjona, arrêté le 1er septembre 2012, fait l’objet de deux plaintes distinctes dans la même affaire.

Alors qu’il est convoqué dans une première procédure et écouté par les juges comme témoin, Pascal Bodjona qui serait victime de ses supposées ambitions présidentielles, a été inculpé de façon rocambolesque suite à une seconde plainte de Abass Al Youssef. L’homme d’affaire émirati l’accuse d’avoir par sa position, servi de caution à ce qu’il présente comme une arnaque ayant servi à lui soutirer environ 25 milliards francs Cfa. Pourtant, outre Pascal Bodjona qui a reçu l’émirati en son domicile, les noms de l’ancien Ambassadeur du Togo au Ghana, Jean-Pierre Gbikpi-Benissan, le président de l’Assemblée nationale El Hadj Abass Bonfoh, le Ministre des mines Noupokou Damipi, sont également cités comme ayant eu à recevoir l’Emirati.

Selon nos indiscrétions, un autre français et ami de longue date du Chef de l’Etat, Olivier Desmes également Conseiller de Faure Gnassingbé, serait celui qui a introduit Loïk Le-Floch Prigent et l’homme d’affaire Abass Al Youssef au Président de la République. L’homme d’affaire émirati qui avait alors été présenté aux autorités comme étant un prince, leur avait indiqué vouloir investir au Togo dans les mines, l’agriculture et l’énergie. « Je l’avais félicité d’avoir choisi le Togo pour investir dans les mines, l’agriculture et les énergies, comme il me l’avait déclaré lors de l’audience que je leur avais accordée à leur demande », a expliqué Abass Bonfoh, niant toute responsabilité dans cette nébuleuse affaire.

Partenaire de l’Emirati, Loïk Le-Floch Prigent accusé de « complicité d’escroquerie » nie en bloc et souhaite une confrontation avec Abass Al Youssef. Ce dernier a quitté précipitamment Lomé aux lendemains de ce que certaines sources ont qualifié de révélations croustillantes du français à la justice notamment sur les relations entre Abass Al Youssef et dame Mounira dont l’identité figure dans la plainte. Depuis, on n’a noté aucune avancée dans le dossier jusqu’aux récentes comparutions de Le-Floch Prigent devant les juges les vendredi 19 et samedi 20 octobre 2012.

source : Koaci

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