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Rencontre entre gouvernement et partis politiques autour de la question du Code électoral : Un rendez-vous presqu’aux allures de CPDC rénové !

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– L’ANC, le CAR, l’OBUTS…aux abonnés absents

Le gouvernement entendait renouer avec le dialogue rompu avec les formations politiques depuis quelques mois déjà. Surtout avec les négateurs du CPDC rénové. C’était du moins ce que l’on pouvait croire, à l’aune des invitations qu’il a envoyées aux formations politiques. Mais au final, les partis attendus n’ont pas répondu présents. C’était donc un vent du CPDC rénové ou presque qui a soufflé hier sur la Primature.

Un air ou presque de CPDC rénové, car en dehors du fan club de ce cadre, seule la CDPA et l’UNIR, créée en lieu et place de son ancêtre le RPT, ont pris part à cette rencontre. Une prise de contact en somme au cours de laquelle, à en croire Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, il s’est agi de rappeler au gouvernement la procédure qui sied lorsque l’on entend inviter les formations politiques à une discussion, et de lui demander de s’y conformer. Un rappel d’autant plus légitime que le gouvernement a déjà transmis le projet de révision du code électoral à l’Assemblée nationale. En outre, a-t-elle déclaré, l’unanimité a été faite autour de la nécessité pour le gouvernement de mettre à la disposition des formations politiques, le document de base, le projet de code électoral, histoire de permettre aux participants d’apprécier les propositions. Elle a jugé d’une importance capitale la recherche du consensus entre les acteurs politiques, dans la perspective des législatives à venir.

Quant à Pascal Bodjona, il estime qu’au regard de ce qu’il qualifie d’«incompréhensions nées des textes soumis pour étude au gouvernement et à l’Assemblée nationale», il était utile d’inviter les formations politiques et d’ échanger sur les appréhensions qu’elles ont par rapport à ces textes, dans le sens de la recherche du consensus sur ces questions qui, juge-t-il, sont essentielles pour la vie de notre nation. Et il est d’autant plus opportun d’engager cette démarche, vu que tous les acteurs politiques appellent à la recherche d’un consensus et que, martèle-t-il, le consensus ne peut être réalisé que par la voie des discussions.

Seul hic, c’est que la plupart des farouches opposants à la démarche jugée unilatérale du gouvernement et à sa tentative avortée d’opérer un coup de force sur la question des réformes électorales étaient aux abonnés absents. Que ce soient les partis politiques membres du Collectif « Sauvons le Togo ! » ou encore le CAR, ils ont tous brillé à cette rencontre par leur absence. Entre autres griefs de ceux-ci, la manière cavalière avec laquelle le gouvernement les a invités et ce, sans préalablement laisser à leur disposition le document de code électoral, ni leur donner la possibilité de l’apprécier, avant la rencontre prévue pour en discuter.

Vivement que le gouvernement rectifie le tir et mette les formations qui boycottent cet énième cadre de discussions en position d’assouplir leur position. Car il est à craindre qu’à cette allure, les discussions ne soient qu’un remake du CPDC rénové et qu’en définitive, les propositions de réformes qui fâchent, ne soient adoptées, et l’opposition « radicale » bien obligée de résoudre à la fin ce dilemme : participer aux législatives dans des conditions à elle défavorables ou les boycotter, frayant du coup un grand boulevard pour l’UNIR et ses obligés. L’expérience du boycott des législatives de 1999 ne semble pas une bonne référence, au regard de ses conséquences fâcheuses.

En rappel, l’UNIR, la CDPA, le PDP, l’Alliance, l’UFC, la CPP ont pris part à cette rencontre.

Magnanus FREEMAN

liberte-togo.com

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