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Prochaines législatives : Il n’y a pas de "passage en force", car "le passage en force exclut toute volonté de vouloir discuter" (Solitoki Esso)

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Les togolais doivent renouveler les députés à l’Assemblée nationale, mais aucune date n’a encore été annoncée pour a tenue des législatives.

Le climat politique est morose ces derniers mois. La semaine dernière, la situation a changé d’un cran suite à l’élection et à la nomination des membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), chargée d’organiser les prochaines élections législatives.

L’Assemblée nationale a élu et désigné 15 des 17 membres de la CENI, acte dénoncé par certains partis politiques de l’opposition qui ont invité le gouvernement à arrêter le processus. Les deux sièges restants reviennent au Comité d’Action pour le Renouveau (CAR, opposition) et à l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC, opposition), mais ils n’ont pas encore envoyé les noms de leurs représentants. Certains partis politiques de l’opposition sont montés au créneau pour dénoncer le passage en force du gouvernement et exiger la suspension du processus.

Pour Solitoki Esso, ministre d’Etat, ministre des enseignements primaire et secondaire, « il n’y a pas de passage en force ».

« Le passage en force exclut toute volonté de vouloir discuter, toute initiative de tout mettre en œuvre pour rechercher le consensus. C’est ce que le gouvernement n’a cessé de faire depuis 2010 jusqu’à ce jour. Je ne vais pas revenir sur l’ensemble des initiatives qui ont été prises dans ce sens : que ce soit pour le dialogue et les concertations politiques », a déclaré lundi soir à la Télévision nationale (TVT), M.Esso lors de l’émission spéciale « Plateau de la Semaine ». Cette émission était axée sur le thème : « Avancement du processus électoral au Togo ».

M.Esso est revenu sur les dialogues et consultations organisés par le gouvernement et boycottés par les « poids lourds » de l’opposition.

« Ce qui est plus marquant, c’est lorsque l’ancien Premier ministre avait lancé un appel en direction des partis de l’opposition pour un dialogue. Ils avaient accepté et après les partenaires étaient là, mais ils n’étaient pas venus. Et tout le monde a vu. En ce moment, si on voulait passer en force, on aurait commencé à faire le travail. Mais, quand le nouveau Premier ministre est venu, il a relancé encore le dialogue. Et bien avant cela, le président de la république a procédé à des consultations pour voir comment organiser le processus. Mais qui était venu de la part de l’opposition ? personne », a-t-il longuement expliqué.

« Le Premier ministre a procédé également à des consultations pour la formation du gouvernement. Ceux qui étaient venus, on les connaît. Et après cela, le dialogue aussi a été effectivement lancé en direction toujours de nos amis. Mais ils ne sont pas venus. On les invite, ils ne viennent pas. Ils ont posé des préalables qui ont été satisfaits », a souligné le ministre.

« Alors comment pouvez vous dire que c’est un passage en force. Je laisse les togolais apprécier eux-mêmes. Mais en tenant compte de cette volonté du gouvernement d’organiser les élections dans des conditions de transparences, d’équité et avec tous les principes, toutes les valeurs démocratiques basées sur le libre choix. Quelles que soient les raisons pour lesquelles on refuse le dialogue, on finira toujours par dialoguer », a poursuivi M.Esso avant d’ajouter : « la machine des élections législatives est déjà mise en branle ».

« Les 15 membres de la CENI ont été désignés. Il faut maintenant qu’ils prêtent serment. Après son installation, la CENI mettra en place son bureau (…). Il revient à cette CENI de définir le chronogramme de ces élections et de fixer les dates compte tenu des tâches qui vont être faites », a-t-il indiqué.

Le ministre est également revenu sur des déclarations de certains partis politiques, qualifiant l’Union des Forces de Changement (UFC) de Gilchrist Olympio d’un parti politique proche du pouvoir.

« L’UFC participant au gouvernement ne vient pas en tant qu’un parti qui s’est fondu dans la majorité. L’UFC vient en tant que parti de l’opposition. L’UFC est bien un parti politique de l’opposition », a martelé Solitoki Esso.

« Je donne un exemple simple : pour l’adoption du code électoral, je crois qu’à l’Assemblée nationale, les députés de l’UFC se sont abstenus. Ensuite, pour la loi organique, ils se sont abstenus également. C’est des manifestations précises qui sont de l’opposition », a-t-il avancé comme arguments. FIN

Junior AUREL

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