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Pas de solution à la crise togolaise, "s’il n’y a pas le dialogue", selon Moustapha Niasse

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La crise togolaise ne trouvera pas de solution, « s’il n’y a pas le dialogue », a affirmé Moustapha Niasse, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal.

M.Niasse a fait cette déclaration lors de la conférence de haut niveau sur la « démocratie et la paix au Togo » tenue vendredi dernier à Lomé. Initiée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD-Togo), dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’Appui aux Processus Electoraux (PAPE), financé par l’Union Européenne, cette conférence avait pour thème : « les enjeux démocratiques et la consolidation de la paix ».

Ont pris part à cette conférence, des leaders des partis politiques et des membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Certains partis politiques sont représentés à cette conférence dont l’Alliance (opposition) de Dahuku Péré, la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP, opposition) de Francis Ekon, le Parti du Renouveau et de la Rédemption (PRR, opposition) de Nicolas Lawson, le Nouvel Engagement Togolais (NET, opposition) de Gerry Taama et l’Union pour la république (UNIR), présidé par le chef de l’Etat Faure Gnassingbé.

Les responsables de la Coalition « Arc-en-ciel » et du Collectif « Sauvons le Togo » ont boycotté les débats, estimant que cette rencontre intervient à « un moment inopportun ».

« Au Togo, le dialogue est nécessaire. Pas de solution à la crise s’il n’y a pas le dialogue. Mais, chacun doit y mettre du sien et chacun doit se mettre d’accord avec les autres sur les objectifs », avait affirmé M.Niasse.

Selon lui, la confiance reviendra entre les togolais, dès lors qu’il leur sera proposé, un processus en lequel ils ont confiance.

« La culture démocratique ne s’invente pas. Il n’y a pas de recettes comme la quinine pour guérir le paludisme. La culture démocratique se construit, quand chacun décide de se dépasser, de se surpasser (…) », a souligné le président de l’Assemblée nationale du Sénégal.

M.Niasse s’est dit prêt à servir de « passerelle », si le PNUD et l’UE lui donnent l’autorisation.

« Je suis prêt à servir de passerelle. Personnellement, j’ai reçu déjà à travers le PNUD, un certain nombre de demandes de rencontres, des deux côtés y compris du côté de ceux qui n’ont pas pris part à la conférence. Et si le PNUD et l’UE m’autorisent, je les recevrai », a-t-il souligné.

« Je suis disqualifié pour assurer une médiation, par contre on peut aider pour rapprocher les positions », a précisé M.Niasse.

Rappelons que lors de la conférence tenue vendredi, M.Niasse a entretenu les participants sur le thème : « dialogue politique et consolidation de la démocratie ».

D’autres thèmes ont été développés dont « les élections, démocratie et Etat de droit en Afrique francophone » (Mme Christine Desouches, ancienne Conseillère Spéciale du Secrétaire Général de l’OIF), et « l’administration électorale, élections crédibles et transparentes en Afrique, leçons apprises, défis et perspectives » (par Général Siaka Sangaré, Président du Réseau des Compétences Electorales Francophones). FIN

Junior AUREL

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