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Nicolas Laswon "Est-il moral et démocratique de conserver délibérément l’ancienne CENI contestée et incomplète"

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Bulletin distribué au forum de l’UE et du PNUD

Toute crise comporte à la fois ses chances et ses dangers. La tragédie dans notre histoire et les malheurs de notre peuple trouvent leur source dans la facilité de nos dirigeants politiques à faire tuer, à violenter, à corrompre, à discriminer et à mentir. Mais il est évident que l’immense majorité de notre peuple veut la paix et la démocratie pour pouvoir se consacrer à l’œuvre du développement national.

Malheureusement et malgré tant d’épreuves subies depuis 1990 et les tolérances, la volonté de notre peuple est toujours bafouée. Il n’arrive pas à s’exprimer librement dans la transparence, dans l’équité et que les vrais résultats soient proclamés. Le pouvoir, d’essence despotique et transformé en dynastie puérile et cynique, viole les règles du jeu démocratique, utilise abusivement tous les moyens de l’Etat pour acheter les consciences, provoquer grossièrement les conditions de la violence pour finalement frauder et se pérenniser. Il nous a été demandé de présenter des candidats pour renouveler la CENI conformément aux dispositions de l’Accord Politique Global (APG). Certains partis politiques l’ont fait. Est-il moral et démocratique de conserver délibérément l’ancienne CENI contestée et incomplète puis annoncer avec l’alibi fallacieux du délai constitutionnel la préparation des prochaines élections législatives et locales ? Dans une telle condition, notre gouvernement veut-il la paix et la démocratie ?

Sans une adhésion massive du sentiment populaire, sans la paix civile, sans un minimum de justice sociale et sans le respect des principes fondamentaux d’un Etat de droit, il n’y a pas de démocratie. Les élections ne sont alors que des vaudevilles tragiques et funestes. Notre parti, le PRR, est persuadé que la formation d’un nouveau gouvernement de salut public ou de redressement national, la mise en place d’une nouvelle CENI non présidée par l’actuel Président et l’un des acteurs majeurs des fraudes lors de l’élection présidentielle de 2010 et enfin le maintien en place par un compromis historique de l’actuelle Assemblée nationale jusqu’à l’organisation des prochaines élections mais avec le retour dans l’hémicycle des neuf (9) députés de l’ANC exclus, permettront de réaliser les réformes constitutionnelles et institutionnelles acceptables par tous, de préserver la stabilité politique et la paix sociale et de restaurer l’autorité de l’Etat.

C’est en soumettant nos problèmes au seul arbitrage de la raison que nos amis peuvent nous aider. Si le pouvoir en place est enivré par le contrôle des moyens de l’Etat et continue de méconnaître nos droits, nous les défendrons au moment opportun avec la double force de l’énergie populaire et de notre détermination pour couvrir le Togo d’une lave enflammée de liberté et de dignité.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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