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Médias : Le SYNJIT déplore l’absence de conditions de travail décentes pour les journalistes au Togo

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Le Syndicat National des Journalistes Indépendants Togo (SYNJIT) a déploré samedi, « l’absence de conditions de travail décentes » pour les journalistes, invitant « tous les journalistes employés du Togo à rester mobilisés pour des actions d’envergure pour sortir notre secteur de la précarité ».

Cette sortie du SYNJIT s’inscrit dans le cadre de la célébration dimanche, de la cinquième Journée mondiale pour le Travail décent.

Le travail décent, tel que défini par l’OIT et approuvé par la communauté internationale, est « la possibilité pour chaque femme et chaque homme d’accéder à un travail productif dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité ».

Il regroupe divers éléments : la possibilité d’exercer un travail productif et convenablement rémunéré ; la sécurité au travail et la protection sociale pour les travailleurs et leur famille ; l’amélioration des perspectives de développement personnel et d’intégration sociale ; la liberté pour les êtres humains d’exprimer leurs préoccupations, de s’organiser et de participer à la prise de décisions qui influent sur leur vie ; l’égalité de chances et de traitement pour l’ensemble des femmes et des hommes.

Dans une déclaration rendue publique, le SYNJIT, « déplore que le journaliste indépendant (ou du secteur privé) au Togo ne puisse vivre de son travail, qui non seulement est loin d’être décent, mais constitue l’un des plus précaires dans notre pays ».

« Le salaire mensuel moyen du journaliste au Togo dépasse rarement les 20.000 francs CFA, ce qui est largement en deçà même du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) actuellement fixé à 35.000 francs CFA », souligne le SYNJIT.

« Malgré les risques que côtoient quotidiennement les journalistes du privé au Togo, la grande majorité n’est ni couverte par une assurance ni déclarée à la Caisse nationale de sécurité sociale et qu’il n’existe non plus aucune mutuelle de santé au profit des Hommes de médias dans notre pays », poursuit la déclaration.

Le SYNJIT se dit « scandalisé par l’indifférence que cette situation semble rencontrer auprès de nos patrons, malgré de multiples interpellations » de son bureau.

Ce Syndicat invite tous les partenaires du Togo, la direction générale du Travail et des Lois sociales, la Haute autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, le ministère de la Communication et les autres organisations de presse à « s’investir particulièrement à ses côtés dans la lutte pour la professionnalisation du secteur qui passe forcément par l’amélioration des conditions de travail des principaux acteurs que sont les journalistes employés, privés jusqu’à ce jour de toute dignité que devrait garantir un travail décent ».

Le SYNJIT lance un appel à « tous les journalistes employés du Togo à rester mobilisés pour des actions d’envergure pour sortir notre secteur de la précarité ».

Rappelons que le SYNJIT a été porté sur les fonts baptismaux fin août 2011. Dirigé par Maxime Domegni, journaliste au Bi-Hebdomadaire « L’Alternative », ce Syndicat a pour d’informer, former et éduquer ses membres sur leurs droits et devoirs.

Il veille également au respect et à la promotion de l’éthique et la déontologie de la profession.

Le SYNJIT regroupe en son sein tous ceux qui sans être patron de presse, peuvent se prévaloir du titre de journaliste (et assimilé) tel que défini par les articles 54, 55, 56 et 58 du Code de la Presse, exerçant dans un organe de presse indépendant sur toute l’étendue du territoire. FIN.

En Photo : Maxime Domegni

Junior AUREL

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