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Massacres de la Lagune de Bè:20 ans après , le FRAC et le PT se souviennent

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COMMUNIQUE

Ce lundi 11 avril 2011, une délégation du Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC) représenté par Jean-Pierre FABRE, président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et Alphonse KPOGO, secrétaire général de l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI) et du Parti des travailleurs, représenté par Claude AMEGANVI, secrétaire chargé de la coordination, a rendu hommage aux martyrs de la Lagune de Bè en procédant au dépôt de deux gerbes de fleurs dans la Lagune de Bè.

Arrivée sur les lieux dès 6H du matin de ce 11 avril 2011, date exacte marquant le 20e anniversaire de la découverte macabre, la délégation a procédé, aux environs de 7H 20, au lancement des deux gerbes dans les eaux de la Lagune, à l’endroit même d’où ont été repêchés, le 11 avril 1991, les 28 corps de citoyens togolais assassinés et jetés dans la Lagune de Bè la veille, mercredi 10 avril :

— La première gerbe de fleurs rendait hommage à la mémoire des 28 citoyens, dont une femme enceinte portant un bébé au dos, qui avaient été sauvagement battus, torturés à mort ou abattus avant d’être noyés dans la Lagune de Bè lors de la répression militaire organisée le 10 avril 1991 par un commando de parachutistes des Forces armées togolaises (FAT) sous les ordres du Capitaine Ernest GNASSINGBE, fils d’Eyadéma. Rappelons qu’il s’agissait, non seulement de manifestants contestant le régime d’Eyadéma mais aussi de simples passants parmi lesquels une grande masse de travailleurs et de ménagères piégés par un couvre-feu qui ne fut annoncé qu’une heure après son entrée en vigueur alors qu’ils regagnaient leurs domiciles à la fin de leur journée de travail ou de leurs courses.

— La deuxième gerbe de fleurs rendait hommage à la mémoire des 4 jeunes, dont un jeune élève de 12 ans, qui ont été réprimés, torturés, assassinés puis noyés dans la Lagune de Bè par la soldatesque du régime RPT à la fin de la marche pacifique du 27 février 2005 que les femmes, de différentes organisations politiques et associatives, toutes de rouge vêtues, ont organisée pour exiger la démission de Faure Essozimna GNASSINGBE, installé au pouvoir par le coup d’Etat du 5 février 2005.

Tenant à ce que cette commémoration se déroule dans le recueillement qui sied à la gravité de cette double tragédie sanglante restée impunie depuis 20 ans, cette initiative, dont l’organisation tenait à éviter une intervention intempestive et répressive de la soldatesque du régime RPT, n’avait pas fait l’objet d’une annonce publique afin d’en préserver la sérénité.

Après le dépôt des gerbes, les organisateurs ont tenu à exposer aux représentants des médias qui avaient été invités à y assister, la signification de cette commémoration en insistant tout particulièrement sur la totale impunité qui couvre ces crimes d’Etat depuis 20 ans.

Tout s’est achevé dans le calme, aux environs de 8H.

Lomé, le 12 avril 2011

Pour le Parti des travailleurs,

Le Secrétaire chargé de la coordination

Claude AMEGANVI

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