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Lutte contre le paludisme : Début ce mardi au Togo, d’une vaste campagne de soins gratuits

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Une vaste campagne de soins gratuits du paludisme démarre ce mardi sur l’ensemble du territoire national, afin d’intensifier la lutte contre la maladie. L’annonce a été faite lundi par le ministre de la santé Charles Kondi Agba lors d’une conférence de presse.

Prévue pour durer 15 jours, cette campagne financée par le Fonds Mondial intervient après celle menée en juin dernier par le gouvernement pour la même durée.

Selon le ministre de la santé, cette campagne vise à aider la population en cette période de pluie où pullulent les moustiques.

« Vous savez que nous sommes en période des pluies avec la pullulation des moustiques. Nous avons estimé qu’il fallait donner ce petit plus pour lutter encore plus efficacement contre le paludisme », a indiqué M.Agba (En Photo).

« La lutte contre le paludisme doit rester permanente et le meilleur médicament, c’est la moustiquaire imprégnée. Il faut dormir la nuit sous moustiquaire, car vaut mieux prévenir que de venir se faire soigner. Nous devons également sarcler autour de nos habitations et débarrasser les petites boîtes contenant de l’eau souillée », a-t-il souligné.

Au Togo environ 75% des ménages utilisent de moustiquaires imprégnées au Togo. En juillet 2011, le gouvernement avait annoncé la distribution de plus de 3.5 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticides de longue durée. Tout récemment, une autre quantité a été mise à la disposition des populations de certaines localités du pays.

Rappelons que le paludisme a tué en 2011 au Togo, plus de 1.314 personnes, selon les statistiques de l’Organisation Mondiale de la Santé dans son rapport mondial pour l’année 2011. Plus de 506.000 cas de paludisme ont été enregistrés dans les formations sanitaires publiques en 2011, affichent les mêmes statistiques.

Selon certains observateurs, ce chiffre est loin de la réalité, car la plupart des personnes qui souffrent du paludisme ne se présentent pas dans des centres de santé publics. Elles préfèrent se faire soigner dans des cabinets médicaux et autres petits centres de soins de quartiers dont la plupart n’ont reçu aucune autorisation. FIN

Edem Etonam EKUE

savoirnews

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