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Le M150 prévoit une semaine "d’apprentissage" de la constitution du 14 au 20 octobre à Lomé

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Le Mouvement 150 (M150) a annoncé ce vendredi, une semaine « d’apprentissage » de la constitution à la paroisse universitaire Saint Jean à Lomé du 14 au 20 octobre, période au cours de laquelle les populations seront amenées à cerner les dispositions de la loi fondamentale. L’information a été portée à la connaissance des professionnels des médias ce vendredi lors d’une conférence de presse, a constaté une journaliste de l’Agence savoir News.

Selon des responsables du M150, cette initiative vise notamment à permettre aux populations de mieux comprendre la constitution togolaise.

Pour Chris Egah, président du M150, la date du 15 octobre n’a pas été choisie au hasard : « le 14 octobre, les togolais vont fêter les 20 ans de la promulgation de la constitution sous le régime du feu président Eyadéma ».

Cette semaine offrira une petite place à un débat citoyen et intellectuel sur des sujets qui devront interpeller chaque Togolais. Le programme proposé commencera par le contexte historique de l’adoption de la constitution, une manière de montrer que les néophytes sont les premiers bienvenus. Le point nerveux de la modification constitutionnelle comme la limitation du mandat présidentiel et la question de la rétroactivité de la loi seront bien évidemment abordées.

Les conférences seront animées par de grands spécialistes du droit judicieusement choisis pour orienter les citoyens Togolais. Parmi ceux-ci figurent l’ancien Premier ministre togolais Joseph Kokou Koffigoh, Me Wilfried Kounou, docteur en droit et avocat au Bénin et Me Luciano Hounkponou, docteur en droit à l’université de Reims en France.

Pendant cette semaine, des exemplaires de la constitution seront distribués aux élèves. Des ballons blancs, frappés de la mention « touche pas à mes institutions » sont lancés.

Les responsables du M150 ont également mis l’accent sur la traduction de la constitution togolaise dans des langues nationales.

« Si l’éwé est notre langue maternelle et que la constitution qui est une loi de base n’est pas traduite, je crois que c’est une insulte même à nos populations », a souligné Chris Egah.

A en croire le président du M150, la traduction de la constitution togolaise dans des langues nationales « est une évidence ».

La constitution sera placée entre les mains de traducteurs assermentés venant des académies des langues éwé et kabyè. L’illustre traducteur de l’hymne national en kabyè, M. Gnansah Atinédi a répondu favorablement à la participation au projet et s’est vu remettre symboliquement deux constitutions Togolaises : une pour l’éwé et l’autre pour le kabyè.

Rappelons que M150 – gardien des institutions – a été officiellement lancé le 13 septembre dernier à Lomé. Ce Mouvement a pour objectif de « rendre la Constitution togolaise et autres institutions de l’Etat à la rue quelle qu’elle soit et au citoyen quel qu’il soit ».

Le M150 entend également assurer une « large diffusion du texte constitutionnel et garantir aux togolais des outils d’une lecture de texte dépouillée des scories politiciennes et autres avatars qui obscurcissent l’esprit ». FIN

Johana Caruso (stagiaire)

savoirnews

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