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L’affaire Kpatcha Gnassingbé devant la Cour de Justice de la CEDEAO mardi prochain

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Le pouvoir redoute un camouflet

Awa Nana va-t-elle jouer au trouble-fête ?

L’affaire d’escroquerie dite internationale avec l’arrestation rocambolesque de Pascal Bodjona, la détention arbitraire de Sow Agba Bertin et toute la pantalonnade judiciaire en cours a fait passer le dossier Kpatcha Gnassingbé dans les oubliettes. Mais le dossier du frère cadet de Faure Gnassingbé, condamné il y a de cela un (01) an à 20 ans de prison, revient au-devant de l’actualité la semaine prochaine. Et c’est devant la Cour de Justice de la CEDEAO, le mardi prochain, que le dernier round de ce qu’on a appelé l’affaire d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat va se jouer. Mes Archange Dossou, N’Djellé et Lionel Sanvee, les avocats de l’Etat togolais seront en face de leurs confrères Zeus Ajavon, Kpandé-Adzaré, et Bénoît Afangbédji et autres.

Selon des sources proches du dossier, les avocats de Kpatcha Gnassingbé et compagnie vont rallier la capitale du Nigéria le dimanche. La ligne de défense de ces derniers est connue de tous, depuis longtemps. Il s’agira de mettre en exergue les incongruités ayant entaché la procédure lors du procès de septembre 2011, et surtout mettre l’accent sur la non levée de l’immunité parlementaire de l’icône de la Kozah avant son jugement et les cas de torture confirmés par le rapport de la CNDH sur initiative du gouvernement togolais lui-même. Des arguments solides qui devraient, sur le principe du droit, amener la Cour de Justice de la CEDEAO à constater certainement les irrégularités dans ce procès et surtout les violations flagrantes des droits de l’Homme.

Le pouvoir de Faure Gnassingbé ayant obtenu un report de ce procès devant la Cour de Justice de la CEDEAO après des combines avec sa Présidente, Awa Nana, redoute la décision de mardi prochain qui pourrait être lourde de conséquences, si elle s’avérait favorable à Kpatcha Gnassingbé et ses amis. D’où les manœuvres actuellement en cours pour influencer la décision de la juridiction communautaire.

Toujours au centre de ces manœuvres grotesques, l’éternelle Awa Nana qui serait arrivée à Lomé, il y a deux semaines où elle a eu des contacts très poussés avec le Président de la Cour Constitutionnelle du Togo, le « brigadier » Aboudou Assouma. Selon certaines indiscrétions, elle aurait même été reçue par Faure Gnassingbé. Le pouvoir togolais est connu pour sa capacité de corruption même au-delà de nos frontières. Les juges de la Cour de justice de la CEDEAO devant connaître le dossier Kpatcha Gnassingbé et autres vont-ils dire le droit en leur âme et conscience et faire honneur à l’institution communautaire ? ou vont-ils céder aux sirènes de la dictature togolaise à travers le jeu trouble d’une certaine Awa Nana ? La CEDEAO devenue un syndicat des Présidents réfractaires à la démocratie et qui peine à rapprocher les peuples, va-t-elle s’enfoncer dans le ridicule en laissant sa Cour de Justice se faire manipuler par un régime rétrograde, corrompu et liberticide comme celui de Faure Gnassingbé ?

C’est en ces termes que se pose l’intérêt de la décision du mardi 30 octobre prochain.

Bon à suivre …

Ferdi-Nando

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