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Jean Kissi est perdu

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« Une des sources les plus fréquentes d’erreur est de prétendre expliquer avec la raison des actes dictés par des influences affectives ou mystiques » (Gustave Le Bon, Hier et Demain)
 
Quand Chéché Jean Kissi tombe en transe, il est incontrôlable. Il va dans tous les sens et dégueule des propos effarants. Il crie et même aboie pour que ses galéjades s’imposent comme une vérité d’évangile. Quand le journaliste tente de lui poser des questions claires, mais qui coincent, il tente de s’en prendre à lui. Il va jusqu’à dire que les journalistes ne posent pas les vraies questions aux responsables de l’opposition. C’était vendredi dernier sur la radio Victoire FM. Après la triste géomancie du gourou Me Yawovi Agboyibo dans une interview accordée à une agence de presse privée, les Togolais ont donc eu droit à la transe « kissique ».
 
En effet, le secrétaire général du CAR et son président étaient jeudi dernier au nouveau palais de la présidence pour présenter les vœux au chef de l’Etat qui, comme à son habitude, les a mystifiés sur la question des réformes constitutionnelles. « Nous avons parlé des réformes avec Faure Gnassingbé. Il est disposé à faire les réformes constitutionnelles et institutionnelles. Il veut aller même au-delà des réformes politiques. Il pense également aux réformes économiques », a-t-il dardé. Avant de préciser que le Prince, comme il l’avait évoqué dans son discours à la nation le 26 avril 2013, se préoccupe du partage équitable des richesses du pays. Car le « fils de la nation » aurait encore déclaré qu’il y a une minorité qui a accaparé les richesses du pays. Enfin, sur la question des réformes constitutionnelles, Jean Kissi rapporte : « Le chef de l’Etat a parlé de concession de tous les côtés. Il faut que chaque partie perde quelque chose pour prendre en retour une autre. Il ne faut pas rester catégorique ».
 
Ces propos de Faure Gnassingbé sont pris pour argent comptant par Chéché Jean Kissi. Cette énième hypocrisie du successeur d’Eyadema l’a complètement saoulé. Un comportement qui a sûrement fait pouffer de rire le fou du marché d’Akodessewa qui ne s’est pas empêché de dire que ce député du CAR est naïf. Le philosophe Gilbert Keith Chesterton ne nous enseigne-t-il pas que « le fou est celui qui a tout perdu sauf la raison » ? Effectivement, Chéché Jean Kissi s’est facilement fait avoir par l’ancien député de Blitta. Depuis le 20 août 2006, date de la signature de l’Accord politique global (APG), combien de fois Faure Gnassingbé n’a-t-il pas promis de faire les réformes ? Mais les déclarations de Faure jeudi suffisent pour que Kissi s’en prenne aux responsables du CAP 2015 présentés comme ceux qui bloquent les réformes. De quelle manière ? Mystère. Acculé, il s’est mis à mener le même raisonnement tordu fait, il y a quelques jours plus tôt, par son mentor, sur la question de la candidature unique alors que c’est le CAR qui fut, pendant longtemps, le promoteur de ce projet. Quand le Bélier noir de Kouvé et ses ouailles ont compris que Me Apévon ne pouvait pas passer devant Jean-Pierre Fabre, ils ont mis le pied dans le plat et sont devenus sur le coup les supporteurs d’un 3ème mandat de Faure Gnassingbé. Qu’ils sont tous faux, ces gens du CAR !
 
A propos, depuis que Faure Gnassingbé a annoncé qu’une minorité a accaparé les richesses du pays, qu’a-t-il fait pour rectifier le tir ? Au contraire, cette minorité y compris le chef de l’Etat lui-même, continue de se sur-enrichir et de briller dans les prodigalités. Ah, nous avons oublié de dire que Kissi et son maître en profitent aussi de temps en temps.
 
Zeus AZIADOUVO
 
source : Liberté Togo

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