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Interview de Georges William Kuessan, président du nouveau parti « Santé du peuple » : « Le parti Santé du Peuple est un parti de propositions, je ne pourrai en dire plus »

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Le Togo compte depuis le 19 septembre 2012, une nouvelle formation politique dénommée « Santé du peuple ». Ce nouveau parti, présidé par Georges William Kuessan a été officiellement présenté au public samedi au cours d’une Assemblée générale constitutive tenue dans un grand hôtel à Lomé, en présence des militants et sympathisants dudit parti venus de différentes régions du Togo pour prendre part à l’événement, a constaté un reporter de l’Agence Afreepress.

Selon Georges William Kuessan (en photo), qui a accepté d’expliquer à l’Agence Afreepress, les idéaux et objectifs de cette nouvelle formation politique, « Santé du peuple » est créée dans le but « d’œuvrer à la réduction, sinon à l’éradication de la pauvreté dans notre pays. Il est fondé sur des valeurs de solidarité, d’équité et de fraternité. Il veut faire la promotion de la démocratie et de l’État de droit », a-t-il soutenu.

« Santé du peuple », poursuit ce dernier, compte donner un cachet particulier à la santé des populations, car, estime-t-il : « la santé est la mère de tout développement ». Lire l’entretien.

Afreepress : Bonjour M. le président, vous lancez officiellement votre parti ce samedi. Dites-nous, quel est le nom de ce nouveau parti et quels sont ses objectifs ?

Georges William Kuessan : Je vous remercie. Le nom de notre parti est « Parti Santé du Peuple ». Cette dénomination, j’aimerais que vous la compreniez un peu parce que c’est une dénomination qu’il faut prendre sous deux principaux angles, un angle symbolique d’abord parce que nous estimons qu’à ce jour, notre pays a des difficultés.

Il y a un malaise profond et nous estimons que le pays est malade. C’est donc pour répondre à cette image que nous avons donné le nom « Santé du peuple » à notre parti.

Maintenant, d’un autre côté, la santé du peuple doit être prise dans sa forme multidimensionnelle, c’est-à-dire, la santé comme la santé physique que nous percevons tout de suite, mais surtout la santé morale, économique et sociale.

Bref, la santé du peuple fait partie de l’idéologie sociale-démocrate laïque qui est créée dans le but d’œuvrer à la réduction, sinon à l’éradication de la pauvreté dans notre pays. Il est fondé sur des valeurs de solidarité, d’équité et de fraternité. Il veut faire la promotion de la démocratie et de l’État de droit. Cette démocratie qu’il compte faire évoluer à travers une expression populaire bien encadrée et bien protégée.

Afreepress : Quelle intervention votre parti va faire sur le plan économique pour aider les populations ?

Georges William Kuessan : Au plan socio-économique, il compte donner un cachet particulier à la santé parce que la santé est la mère de tout développement. Pour atteindre ses objectifs, ce parti compte utiliser comme stratégie, la mise en place des organes efficaces de diffusion de ses principes et valeurs cardinaux et en se basant sur des moyens matériels et humains à sa disposition et en utilisant des méthodes simples telles que des sensibilisations, des conférences-débats, des campagnes de proximité.

Bref, la « Santé du peuple », c’est un parti qui compte mettre de l’ordre et le bien-être au centre de ses préoccupations et il sera amené dans cette vision à créer et à instaurer deux principaux organes.

D’abord, nous allons instaurer un conseil national de santé publique qui aura pour tâche de se pencher sur tous les aspects sanitaires des problèmes de notre pays et nous allons également créer un conseil national de bien-être social qui aura pour mission de suivre régulièrement nos citoyens dans leurs problèmes et difficultés au quotidien.

Afreepress : Pourquoi un nouveau parti quand on sait qu’il y a déjà plus de quatre-vingts ou une centaine dans le pays ? Ne trouvez-vous pas que c’est un parti de trop ?

Georges William Kuessan : Ce que nous avons exposé comme mission ou idée en créant ce parti, tout sera mis en œuvre. Nous pouvons faire tout cela dans un autre parti, mais si nous avons senti le besoin de créer notre propre parti, c’est pour éviter d’entrer dans un engrenage idéologique avec ces autres partis. Cela nous permettra d’être plus unis dans nos réflexions et plus responsables.

Afreepress : Vous nous avez dit que la santé est multidirectionnelle et dimensionnelle. Dites-nous, quel est l’état des lieux de la santé du peuple togolais ? Nous osons croire qu’avant de lancer ce parti vous avez eu à faire des enquêtes, à avoir des éléments sur la santé « multidimensionnelle » du peuple togolais.

Georges William Kuessan : Vous connaissez tous les problèmes que rencontre le secteur de la santé dans notre pays. Il y a, en tout temps, des revendications du syndicat des praticiens hospitaliers sur beaucoup de problèmes. Il y a les agents COGES qui ne sont pas rémunérés et à qui les primes dues ne sont pas versées. Nous avons la vétusté des installations, le plateau technique qui est insuffisant, etc.

Vous connaissez tous les problèmes qui concernent la santé sociale, économique et psychologique. Vous connaissez les problèmes que nous avons dans notre pays actuellement, nous avons une économie qui tangue.

Sur le plan social, il y a également une profonde crise due à des contestations politiques mal gérées, à des différences culturelles instrumentalisées, à des frustrations de tout genre, à des inégalités sociales prononcées, ce qui donne lieu à des effervescences sociales que nous voyons tous les jours. C’est donc un peu l’état des lieux de la santé générale du peuple togolais qui est défaillante en ce moment.

Afreepress : Dès que vous avez commencé par déployer des affiches annonçant le congrès, les rumeurs ont commencé poindre comme quoi vous serez un parti satellite du parti UNIR. Que répondez-vous ?

Georges William Kuessan : Vous savez, je ne connais aucun membre du parti UNIR. « Santé du Peuple » est un parti que j’ai commencé par mettre sur pied depuis plus de deux ans. J’ai fait mon chemin calmement avec les difficultés, ceux qui ont fait le chemin avec moi sont là pour témoigner.

Jean-Paul Sartre disait que « parler c’est agir ». Je pense qu’il faut tout simplement croire en ce que nous disons, le parti « Santé du Peuple » est un parti de propositions, je ne pourrai en dire plus.

Afreepress : De quel côté vous situez-vous réellement sur la carte politique togolaise ? Êtes-vous de « l’opposition radicale » et de « l’opposition modérée » ?

Georges William Kuessan : Nous nous disons à « Santé du Peuple » que la radicalité n’est pas une bonne méthode politique. Mais cela ne veut pas dire qu’on doit fermer les yeux sur ce n’est pas bien.

Nous pensons faire une politique baser sur l’objectivité parce que nous savons qu’il y a beaucoup de choses qui ne vont pas, nous allons dire réellement ce que nous pensons, mais nous sommes pour le dialogue et la concertation, mais à condition que ce dialogue puisse laisser entrevoir quelque chose à l’horizon. Donc je pense qu’il faudrait amener progressivement le parti au pouvoir à comprendre qu’il peut mieux faire.

afreepress

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