|

INTERVIEW / BRIGITTE ADJAMAGBO-JOHSON

image_pdfimage_print

Révélée au peuple togolais surtout par la Conférence nationale souveraine sous le sobriquet « Le Président me charge de vous dire », Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson est connue pour son franc-parler et son engagement dans la défense des intérêts des démunis, particulièrement de la gente féminine ; ce qui le pousse à militer dans plusieurs organisations de défense et de promotion des droits de la femme au Togo et en Afrique. Candidate de son parti, la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) à la dernière élection présidentielle de mars 2010, Mme Adjamagbo est la première femme à solliciter  les suffrages pour une élection de cette envergure au Togo.

 

Mais loin d’être découragée par cette défaite sortie des moules du pouvoir RPT, « la dame de fer » veut aller au-delà des préjugés. Sans langue de bois elle parle, écoute et prend position sur différents sujets de l’actualité nationale. Bien que présente sur la scène politique depuis des lustres, sans aucun doute que Mme Adjamagbo-Johnson est le nouveau visage féminin de la scène politique togolaise où les coups bas sont légion, surtout quand on a un ‘handicap’ de faire partir de la couche dite « sexe faible ». Cette semaine, elle a été l’invitée sur «  La plus belle dame de Lomé », Radio Nana FM. Nous vous proposons un extrait de cette émission. Une transcription de la rédaction du mo5-togo.com :

Par ces temps de pluie, il vous a été difficile d’arriver à NANA FM ?!

Absolument, et je me demande ce qu’il faut faire. Parce que toute la ville de Lomé est dans un état déplorable qui rend la vie difficile aux populations.

Vous faites donc allusion aux travaux de réhabilitation des rues. Y en a-t-il de  trop ?

Il y en a trop à la fois. C’est vrai que tous ces travaux sont indispensables mais je pense qu’on pouvait mieux les planifier.

Quand on parle de planification, faut-t-il entendre par là qu’il faut les programmer les uns après les autres?

On peut les faire tous à la fois, mais alors il faut trouver les moyens de ne pas empêcher la circulation et de ne pas compliquer la vie à la population avec des chantiers qui évoluent au ralenti. J’ai l’impression qu’à certains endroits les travaux sont en panne, et tout se passe comme si les entreprises adjudicataires ont des difficultés.

Comment expliquer que les femmes, tout en réclamant le droit à l’égalité se font toujours désirer sur le plan politique au Togo?

Moi je dirai plutôt qu’on ne fait pas toujours ce qu’il faut pour que les femmes puissent participer pleinement à la vie politique. Aux lendemains de l’APG, les femmes se sont organisées pour que des dispositions soient prises par les pouvoirs publics conformément à cet accord pour favoriser la participation des femmes au processus électoral. Vous avez vu ce que ça a donné. On n’a pas vu la détermination des pouvoirs publics à prendre une décision idoine et ferme en ce sens. Et je vais aussi dire que les partis politiques, y compris ceux de l’opposition, n’étaient pas non plus très enthousiastes.

Beaucoup de personnes font référence à l’APG, visiblement, c’est donc un bon accord pour le Togo ?

Il n’y a pas d’accord parfait. Mais, vu le contenu de l’APG, si toutes les parties prenantes avaient joué le jeu, s’il y avait eu une volonté réelle d’appliquer l’APG, on n’en serait pas là où on en est aujourd’hui.

D’où venait la mauvaise volonté ?

Vous êtes Togolais comme moi, vous avez vu comment les choses se sont déroulées. Moi je dirai qu’il y avait eu beaucoup de résistances de la part des pouvoirs publics qui n’ont pas joué franc- jeu ; mais il faut aussi reconnaître que les partis politiques de l’opposition ont aussi leur part de responsabilité. L’originalité de l’APG était de faire en sorte que pour une fois, la mise en œuvre d’un accord ne soit pas laissée uniquement entre les mains du pouvoir RPT ; elle implique donc toutes les parties prenantes. Mais nous avons tous vu comment du côté de l’opposition, les uns et les autres ont mis en œuvre cette clause déterminante.

Vous voulez donc dire que le Togo aurait pu faire un bond en avant si tous les partis politiques de l’opposition les plus représentatifs avaient accepté d’aller au gouvernement ?

Vous m’avez parfaitement comprise. J’en suis convaincue.

Certains étaient quand-même au gouvernement mais cela n’a pas bougé

Ça se comprend. Imaginez un instant que l’ensemble des partis signataires de l’APG notamment ceux de l’opposition se soient retrouvés comme convenu, au sein de ce gouvernement, il y aurait forcément eu un équilibre des forces qui aurait permis nécessairement de trouver des solutions que nous continuons de rechercher aujourd’hui. Ne demandez pas aux partis comme la CDPA, qui étaient dans ce gouvernement de mission de faire des miracles quand ils sont dans des conditions difficiles pour faire avancer les choses.

Quand vous parlez de responsabilité en faisant allusion aux partis de l’opposition, honnêtement quelles ont été les responsabilités qui ont été celles de votre parti politique ?

D’abord il faut comprendre que la CDPA sait que l’enjeu lié à la mise en œuvre de l’APG était de taille pour les Togolais. Ensuite la CDPA a estimé qu’en politique, la parole donnée est extrêmement importante. Si on ne peut pas compter sur la bonne foi des acteurs politiques, alors là, on ne ferait plus rien. Il nous faut des acteurs politiques fiables. C’est pour ces raisons que la CDPA a pris ses responsabilités. Vous l’avez bien vu. En tout cas, elle a fait ce qui était de son devoir. Elle a essayé de faire avancer les choses dans des conditions extrêmement difficiles. Mais s’il y avait eu plus d’ouvriers à la tâche, je vous assure que la situation des Togolais serait bien meilleure aujourd’hui.

Comment vivez-vous votre engagement de femme aux côtés d’hommes qui veulent toujours jouer le premier rôle?

Je dois dire que j’ai la chance de m’être engagée aux côtés d’hommes de qualité, qui ont un esprit très progressiste, qui comprennent que la société a besoin autant des hommes que des femmes. Donc je n’ai pas d’expérience particulière au sein de mon parti politique en termes d’exclusion. J’ai des camarades avec qui je travaille sans aucune distinction basée sur le sexe et je suis fière d’appartenir à ce parti dans lequel je mourrai.

Donc le modèle, c’est la CDPA.

Je ne vous le fais pas dire !

Votre parti a créé la surprise l’année dernière en vous positionnant comme première femme candidate à la présidentielle au Togo. Un an après, pensez-vous toujours qu’il s’agit d’une candidature sérieuse ou juste un coup politique?

Pourquoi voulez-vous que cette candidature soit moins sérieuse que les autres ? A la CDPA, nous n’avons pas l’habitude de badiner avec l’avenir du pays. S’il y a des problèmes, nous y trouvons des solutions idoines. Non, ma candidature n’est pas un gadget ; mais elle a dû être déployée (tardivement, et pour cause) et dans des conditions difficiles. Le combat a été dur. Vous parlerez du score, mais je dois dire que jusqu’à ce jour, à la CDPA, nous sommes convaincus que le score qu’on nous a attribué n’était pas le nôtre. Je vous rappelle que nous aussi, nous avions contesté les résultats de ces élections ; mais on a vite fait de nous déclarer forclos. Aujourd’hui nous avons tourné cette page, pour nous consacrer aux préoccupations des togolais et aux échéances futures. Il faut savoir se tourner à temps vers l’avenir.

Seriez-vous encore candidate ?

Nous n’en sommes pas encore là. Mais si mon parti, au terme d’une analyse se décidait à me présenter à nouveau comme candidate à la prochaine présidentielle, j’assumerais cette responsabilité. Je suis convaincue de deux choses : l’alternance, il nous la faut dans ce pays et nous y arriverons ; la politique, c’est quelque chose d’extrêmement compliquée et souvent pour atteindre son objectif, il faut savoir compter avec le temps. Nous à la CDPA, nous comptons avec le temps. Je sais que pour beaucoup de Togolais, les souffrances sont énormes. Mais nous sommes convaincus dans notre parti que l’alternance arrive.

Comment expliquez-vous que les femmes qui représentent 51% des Togolais n’aient pas confié la direction du pays à Mme ADJAMAGBO-JOHNSON à travers les urnes ?

Je vous dis que le score qui m’a été attribué n’est pas celui-là. Ce n’est pas le score de la CDPA. Je tiens à le préciser. Mais en plus, il faut reconnaître qu’il y  a eu d’énormes contraintes et pesanteurs sociales qui ont pu avoir joué contre une candidature féminine. Nous parlons de libérer le pays, mais en le libérant, nous devons aussi libérer les femmes des contraintes et pesanteurs sociales.

Vous continuez donc par contester le score qui vous a été attribué. Ceux qui ont été attribués aux autres candidats sont-ils faux ?

Ce sont des scores qui ne reflètent pas la réalité. Vous savez tous. Pourquoi vous me le demandez encore ?

Qui a attribué ce score ?

C’est le système en place, le système conservateur incarné par le RPT. Ce système que nous voulons changer.

Tout le monde conteste ces élections. Quel était votre rang. Première, deuxième troisième ?

Ce qui s’était passé reste difficile à dénouer. Les méthodes qui étaient utilisées étaient difficiles à mettre à nu. Il y a la liste électorale qui était contestée parce qu’elle était gonflée au profit du candidat Faure. Rappelez-vous de la manière insolente dont on a utilisé l’argent dans l’état major de ce candidat.

 

C’est la première fois que les résultats d’une présidentielle sont contestés un an après. On a l’impression que le Togo politique est figé. Avez-vous la même impression?

J’ai dit tantôt qu’à la CDPA, nous avons tenu à marquer le coup et que les choses ne se sont pas passées comme on a voulu nous le faire croire. Mais je dis aussi que nous avons tourné la page pour mieux préparer l’avenir. Notre préoccupation, c’est de faire aujourd’hui que les énormes problèmes auxquels les populations sont confrontées trouvent une solution et de créer les conditions pour que l’alternance puisse se réaliser.  Nous y travaillons. Les discussions que nous avons avec d’autres partis vont dans ce sens. Nous pensons l’avoir dit haut et fort.

Celui qui a officiellement gagné cette élection, comment le jugez-vous ?

Vous venez vous-même de dire que les choses semblent figées. Oui le pays tourne en rond et je me demande si ce pays est vraiment gouverné. Je vois que des actes sont posés ici et là, mais comment solutionnent ils concrètement les problèmes qu’engendrent la vie chère ou les revendications légitimes des différentes couches de la population ?

Politiquement, comment jugez-vous le chef de l’Etat?

En politique vous ne pourrez juger quelqu’un que par les actes qu’il pose. On a l’impression que les quelques actes qui sont posés ont une efficacité limitée. Comment comprendre qu’en voulant régler un problème important comme celui de la voirie urbaine, qu’on le fasse de manière à empoisonner l’existence  des citadins et en créant d’autres problèmes ? Regardons le prix des produits pétroliers, le prix des denrées de première nécessité. Et vous me demandez comment je juge le chef de l’Etat ? En tout cas pour l’instant, il a encore du pain sur la planche.

Un des actes que Faure a posés, c’est d’avoir tendu la main à Gilchrist Olympio.  Un an après, quel regard portez-vous sur cette initiative ?

Vous savez nous avons toujours soutenu la thèse que la situation du Togo  commande qu’il passe par une phase de transition politique où tous les partis politiques soucieux de l’avenir de ce pays se mettent ensemble pour œuvrer à son redressement social, économique culturel et moral. Mais l’accord politique intervenu entre le RPT et l’UFC ne s’inscrit malheureusement pas dans cette vision ;  il pêche par exclusion des autres forces politiques. Plus d’un an après, on en voit le résultat. Cela rejoint un peu ce que je disais à propos de la mise en œuvre de l’APG. Est-ce que l’UFC n’était pas signataire de l’APG ? Comment se fait-il qu’elle ait renoncé à participer au gouvernement dans le cadre de l’APG, mais qu’elle revienne signer un accord pour entrer au gouvernement ? Pour tout vous dire, cette expérience ne va malheureusement pas donner grand-chose. Regarder la gestion de la crise estudiantine par exemple ; le ministre UFC théoriquement en charge de ce dossier était aux abonnées absents pendant que des collègues RPT qui n’y ont rien à voir sont au premier rang.

Un des actes que Faure entend poser est le dialogue annoncé en décembre mais il ne s’est pas encore traduit dans les faits. Qu’en pensez-vous ?

Le Président de la République doit savoir qu’en politique, il faut aller au-delà des effets d’annonce, surtout lorsqu’on est confronté à une situation aussi complexe que celle du Togo. Il faut poser des actes concrets. Comment cela se fait-il, après avoir annoncé ce dialogue inclusif, on n’ait rien vu venir jusqu’à présent. Quelle crédibilité se donne le pouvoir?

Il faut ce dialogue ?

Oui, il faut ce dialogue qui se situe dans le prolongement de l’APG et qui permet d’approfondir la mise en œuvre des questions qui ont été identifiées à l’APG comme étant fondamentales.

N’avez-vous pas l’impression que le RPT cherche à contourner l’APG en créant un blocage avec le dialogue annoncé ?

Vous avez raison ? C’est vrai. On vit une situation absolument inacceptable. On est à quelques mois d’échéances électorales très importantes (d’ici un an qu’on le veuille ou pas il y aura les élections législatives) mais à ce jour les forces politiques ne se sont pas encore assises pour initier le minimum de réforme permettant d’organiser des élections dans des conditions acceptables pour tout le monde. On est dans le flou absolu. On parle d’élections locales qui vont venir. Personne ne sait comment cela se fera. Mais pendant ce temps, ceux qui savent ce qu’ils ont l’intention d’imposer sont déjà sur le terrain. L’opposition doit se réveiller et  faire comprendre au pouvoir qu’il est temps de nous asseoir et clarifier beaucoup de choses.

Faure démission ! Voilà ce que clament certains. Madame vous partagez cette opinion?

Je peux comprendre qu’on dise qu’il parte, parce qu’il  est mal élu et ne répond totalement aux attentes de la majorité de la population. Mais nous sommes en démocratie, du moins formellement. La solution qui serait la plus efficace est d’œuvrer pour qu’il parte aux prochaines échéances et il doit partir. Je le disais il n’y pas longtemps sur RFI, notre défi majeur en 2015, c’est l’alternance.  En 2015, le Président Faure aura assumé deux mandats et fait dix ans au pouvoir. Ca suffit !

Mais constitutionnellement, rien ne l’empêche de briguer un autre mandat 

Il nous revient de peser dans la balance pour imposer des réformes qui limitent le mandat présidentiel à deux.

Qu’est-ce qui empêche aujourd’hui la classe politique de l’opposition à s’unir autour d’une personne et arracher le pouvoir ? 

C’est une très bonne question que tous les Togolais épris de changement se posent. Logiquement c’est ce qu’il y a de mieux à faire, mais la mise en œuvre n’est pas facile. Pour ce qui concerne la CDPA, elle a toujours œuvré et continue d’œuvrer pour que cette idée se concrétise. Déjà à la Conférence nationale souveraine, le Pr Gnininvi s’effaçait devant Me Koffigoh, à la présidentielle de 1993, la CDPA soutenait Edem Kodjo, en 2005, le candidat de la CDPA s’est retiré en pleine campagne au profit de Bob Akitani. Lors de la présidentielle de 2010, la CDPA faisait partie de ceux qui annonçaient tardivement leur candidature. Nous avions dit publiquement que le parti irait au scrutin mais qu’il engagerait des discussions avec les autres partis de l’opposition pour voir s’il est possible de concrétiser une candidature unique. Nous y avons travaillé. C’est la mort dans l’âme que nous avons résolu de prendre nos responsabilités et de présenter une candidature à nous. Oui, le souhait de tout un chacun est qu’on arrive à réaliser un jour cette candidature unique là, mais encore faudrait-t-il qu’on s’entende sur une vision commune et des stratégies gagnantes permettant de récupérer notre victoire et de gouverner effectivement ensemble. C’est ce que nous avons montré dans  le document que nous avons publié le 5 Octobre 2010, qui fait le bilan et l’analyse du chemin parcouru depuis 20 ans de lutte pour la démocratie et c’est dans ce sens que nous sommes actuellement en discussion avec des partis politiques.

Pourquoi les partis qui n’ont pas de popularité, ne se contentent pas de soutenir celui qui est populaire ?

D’abord, permettez-moi de vous rappeler que la popularité d’un parti se juge aux urnes. Malheureusement, depuis 1958, tous les résultats des élections organisées dans notre pays manquent de transparence et sont entachées d’irrégularités. Dans ces conditions dites moi sur quelle base vous jugez la popularité d’un parti ? Sur des faux résultats que tout monde conteste ? Pour en revenir à la question, je rappelle encore qu’à l’élection présidentielle de 2003, quand la CDPA a constaté que le candidat de l’UFC avait plus de chance de gagner, elle s’est retirée de la course alors qu’elle a déjà commencé campagne ; je rappelle aussi qu’en 2005, l’opposition n’avait qu’un candidat et  elle a même gagné les élections ; mais elle n’a jamais gouverné. C’est dire que ce n’est pas parce qu’on aura soutenu un candidat qu’on aura provoqué l’alternance. Vous savez, en politique nous avons une obligation de résultats. Lorsque qu’on applique une stratégie qui ne marche pas, il faut donc avoir le courage de la réévaluer et de l’améliorer ou la changer. C’est ce que la CDPA a fait après les échecs de 2003 et de 2005. Elle est arrivée à la conclusion que la candidature unique n’est gagnante, qu’à condition que les partis devant la soutenir se soient mis d’accord sur une vision et une stratégie partagées de conquête et surtout de gestion du pouvoir. Quand on se met ensemble, c’est pour peser effectivement dans la balance et provoquer l’alternance, prendre le pouvoir le gérer, sinon on sert des illusions aux populations. Hier dans la clandestinité comme aujourd’hui, l’objectif de la CDPA reste le même : faire en sorte qu’il y ait alternance afin que notre peuple puisse respirer.

Peut-on savoir pourquoi la CDPA a-t-elle décidé d’appeler les populations à soutenir les étudiants la dernière fois?

La CDPA a décidé de soutenir le mouvement des étudiants parce que trop c’est trop. Nous n’avons pas été d’accord de la gestion qui a été faite de ce mouvement estudiantin. Ce qui a choqué, c’est le fait qu’alors qu’un leader de mouvement exprime des revendications qui sont d’ailleurs légitimes, la réponse du pouvoir n’a été rien d’autre que la radiation. On est où? En démocratie ?

Je vous rappelle que l’étudiant ADOU est maintenant réhabilité.

Oui ! Mais il faut regretter que le pouvoir ait attendu des menaces très fortes et  que des partis se soient mobilisés pour soutenir les étudiants pour que cette décision soit prise. Objectivement, il y a des choses à faire dans nos universités et généralement dans le domaine de l’éducation. Selon l’UNESCO le ratio enseignant-étudiant devrait être normalement de 15 étudiants pour un enseignant ; en Afrique on conçoit que cela aille à 30 étudiants pour un enseignant. Savez-vous quel ratio on a au Togo? 71 étudiants pour un enseignant. Alors comment voulez-vous que le système LMD pour lequel on a opté de façon irréversible, soit mis en œuvre efficacement si on ne réunit pas les conditions. Aujourd’hui en 2011, nos étudiants n’ont pas accès à l’internet alors qu’on est entré dans un système exigeant beaucoup de recherches et de travail personnel. On a l’impression que l’éducation est vraiment le parent pauvre au Togo.

Madame je vous remercie

C’est plutôt à moi de vous remercier d’ouvrir votre journal à la CDPA.

Source : radio Nana FM

Laissez un commentaire

Weboy

*