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Fin du dialogue politique : "Ce dialogue n’a réglé aucun problème…. Ils ont amusé la galerie" (Me Zeus Ajavon)

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Le dialogue politique démarré lundi dernier à la Primature, a fermé ses portes jeudi – après sa deuxième sa réunion – avec un accord sur plusieurs points.

Parmi les principaux points : la limitation du mandat du président de la république, le nombre de députés porté à 83 pour la prochaine législature et l’élection du président de la Cour constitutionnelle par ses pairs pour une durée de 7 ans non renouvelable.

Au total onze partis politiques ont été invités par le Premier ministre Kwesi Séléagodji Ahoomey-Zunu, mais cinq ont pris part aux discussions : L’UNIR, l’UFC, la CPP, le PDR et l’Alliance. En plus de ces formations politiques, la société civile était représentée par deux organisations de femmes : GF2D et le REFAMP.

L’ANC, le CAR, la CDPA, le PRR, l’OBUTS et le PDP ont boycotté les discussions. Pour ces formations politiques, « les conditions ne sont pas aujourd’hui réunies pour un dialogue sérieux, franc et sincère ». Pour certains partis politiques, la présence d’un médiateur international est « nécessaire ».

Mme Khardiata Lo Ndiaye, Coordonnatrice résidente du Système des nations Unies et Représentante résidente du PNUD au Togo et Mr Patrick Spirlet, Chef de la Délégation de l’Union européenne au Togo, ont assisté aux discussions, mais en qualité d’observateurs.

« Ce qui s’est passé n’est pas un dialogue. Ils ont amusé la galerie. Ceux qui ont animé ce dialogue sont des partis politiques du CPDC rénové et ils n’ont fait que reprendre ce qu’ils avaient fait. Ce sont des partis politiques qui n’ont aucun poids au Togo actuellement », a déclaré à l’Agence Savoir News Me Zeus Ajavon, coordonnateur du Collectif « Sauvons le Togo » (CST).

« Pour nous, la limitation du mandat du président de la république doit se faire, avec effet immédiat. Faure Gnassingbé ne peut pas se présenter en 2015. Nous constatons que ceux qui étaient à ce dialogue n’ont rien dit sur ce point. Pour nous, les problèmes sont toujours là. Ce dialogue n’a réglé aucun problème », a-t-il indiqué.

« Vous savez tous que pour le CST, le problème ce de pays n’est pas seulement lié aux questions électorales. Nous voulons un assainissement total de la situation politique au Togo, et la plateforme que nous avons publiée est claire sur ce point. Ce qu’ils ont fait n’intéresse personne », a ajouté Me Ajavon (En Photo).

Au total trois grands points sont contenus dans le « compte rendu » des travaux de ce dialogue, et portent sur le code électoral, le découpage des circonscriptions législatives et les réformes constitutionnelles et institutionnelles.

Sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles, les partis politiques à ce dialogue ont notamment mis l’accent sur la limitation du mandat du président de la République.

Désormais, « le président de la république est élu au suffrage universel direct et secret pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible une seule fois ».

Par ailleurs, la Cour constitutionnelle est composée de neuf membres, désignés pour un mandat de sept ans renouvelable une seule fois. Le président de cette Institution est élu par ses pairs pour une durée de sept ans non renouvelable.

S’agissant du découpage des circonscriptions législatives, les parties prenantes au dialogue ont proposé la création d’une circonscription électorale unique du Grand Lomé, comprenant la Commune de Lomé et la Préfecture du Golfe, avec deux sièges supplémentaires. Ainsi, le nombre de députés sera porté à 83 contre 81 pour l’actuelle législature. FIN

Junior AUREL

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