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Faure Gnassingbé : "Le Monde change, le Togo aussi change. Nous ne sommes plus, tout à fait comme hier"

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« Le Monde change, le Togo aussi change. Nous ne sommes plus, tout à fait comme hier. Nous avançons, en dépit des difficultés qui jonchent la voie que nous suivons. Nous progressons peu à peu. Nous allons de l’avant », a affirmé jeudi soir, le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé dans son message à la nation la veille de la célébration du 52e anniversaire de l’accession du Togo à l’indépendance.

Un grand défilé militaire et civil est prévu vendredi. Déjà jeudi soir, le chef de l’Etat a rallumé la flamme de l’indépendance, cérémonie suivie de la retraite au flambeau.

Selon Faure Gnassingbé, « la meilleure parade face aux défis actuels est de reconnaître les progrès qui ont été accomplis tout en soulignant les insuffisances qui doivent être surmontées ».

« Aujourd’hui, force est de reconnaître que nous vivons dans un pays où les libertés ont été largement restaurées, les droits de l’Homme rétablis, la démocratie promue. Le Togo d’aujourd’hui n’est pas le Togo d’hier. Certes, il reste bien des progrès à accomplir, notamment dans le domaine de la justice et de la Solidarité où les avancées ne sont pas encore à la hauteur de nos attentes. En dépit de la crise mondiale, l’économie togolaise progresse nettement. Il reste que ces succès se traduisent en mieux être pour le citoyen moyen et que le panier de la ménagère s’en ressente durablement », a-t-il indiqué.

Pour le chef de l’Etat, les temps sont révolus où les citoyens devraient tout attendre des pouvoirs publics, où l’Etat devait tout distribuer, tout réglementer, tout régler.

« Le moment est venu où nous devons prendre notre destin en mains, concevoir, travailler, produire par nous-mêmes et pour nous-mêmes. Cinquante-deux ans après l’Indépendance, on ne doit tendre les mains vers les autres que pour prendre part à l’effort collectif et non pour attendre notre salut d’autrui ou de l’extérieur », a-t-il précisé.

Faure Gnassingbé a également dénoncé certains mauvais comportements observés ces dernières années au sein de la population.

« Les valeurs citoyennes de respect de la chose publique, doivent s’imposer à tous comme une ardente obligation. Agrandir sa maison en mordant sur la voie publique, jeter des ordures et des déchets de toutes sortes dans la rue, encombrer sciemment les trottoirs qui viennent d’être rénovés, ne pas respecter les voies, les ponts, les chaussées réaménagés à grand frais, bloquer la circulation piétonne en envahissant les trottoirs, boucher les caniveaux destinés à évacuer les eaux de pluie, se faire transporter à trois ou à quatre sur une seule motocyclette, jeter les eaux usées dans les rues sont des attitudes qu’il est urgent d’abandonner », a-t-il poursuivi.

Le président de la république a invité les togolais à « revenir à des réflexes citoyens, que nous avons perdus de vue depuis quelque temps. Le respect de la chose publique est une valeur fondamentale que nous devons préserver, car le développement est à ce prix ».

Faure Gnassingbé n’a pas manqué de saluer le travail abattu par la Commission vérité, Justice et réconciliation (CVJR). Cette Commission – présidée par Mgr Nicodème Barrigah – avait rendu son rapport au chef de l’Etat, le 3 avril dernier.

« Nous devons à notre grande satisfaction constater, avec reconnaissance que la Commission a rempli sa mission. Les conclusions auxquelles elle est parvenue et les solutions qu’elle propose seront minutieusement sériées, examinées et mises en application, dans les délais les meilleurs, en tenant compte des possibilités réelles de notre pays », a-t-il souligné.

.La réconciliation, a-t-il précisé, « ne saurait cependant se concevoir seulement en termes de moyens matériels. Au-delà des réparations et des indemnisations qui ont leur importance, Il s’agit d’abord et avant tout, d’une affaire de cœur. C’est au fond de nos cœurs que devront se forger les armes du Pardon et de la Réconciliation ».

« Nous devons tourner nos esprits et nos cœurs vers l’offensé et vers l’offenseur, prendre notre courage à deux mains et dire à l’autre : Togolais viens, bâtissons la Cité. Les longs débats qui se sont déroulés à la CVJR ont montré que cela est réalisable. Il est possible d’élever nos regards, de transcender nos différences, de sublimer nos sentiments, pour atteindre de nouveaux horizons qui verront éclore un Togolais nouveau, affranchi du souvenir des souffrances, des douleurs et des traumatismes de notre histoire et prêt à aborder de nouveaux rivages où triomphent la Paix, la Justice et la Sérénité », a ajouté Faure Gnassingbé. FIN

Edem Etonam EKUE

savoirnews.net

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