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Dialogue politique : Des manoeuvres secrètes du tandem UNIR-UFC décidé à repousser les réformes

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Le 05 octobre 2012, à l’occasion de la commémoration de cette journée d’éveil de conscience, Gilchrist Olympio, le patron de l’Union des Forces de Changement (UFC), au cours d’une rencontre avec la presse, a exprimé sa préoccupation. Le parti rallié au pouvoir par un accord de gouvernement signé le 26 mai 2010, propose comme solution de sortie de crise la mise en place d’un « Parlement démocratique » qui doit jouer le rôle d’une « Assemblée constituante » et opérer les réformes. En clair, l’UFC demande d’aller aux législatives d’abord, et de faire les réformes après.

Le vendredi 16 novembre dernier, le Premier ministre convoque un nième dialogue et peut pousser un ouf, puisque « Dieu merci », enfin le CST et son soutien la Coalition Arc-en-ciel sont représentés. A l’entame des travaux, le Premier ministre situe les interlocuteurs et garantit qu’aucun sujet ne sera sans tabou. Mais les ministres Octave Broohm, Gilbert Bawara, et Esso Solitoki ont recentré le débat sur l’urgence des élections législatives. Et ce n’était que de courte durée. Tout porte à croire que le pouvoir n’était pas disposé à dialoguer mais veut se servir de cette farce pour feindre une certaine bonne foi aux partenaires au développement, qui, visiblement sont réticents à accompagner financièrement le processus électoral. L’opposition a compris le jeu. Néanmoins, elle propose la mise en place d’un « comité préparatoire pour élaborer un agenda, convenir du cadre des discussions et réfléchir sur le choix d’un médiateur qui peut être national ». Proposition rejetée par le pouvoir. « Ils ont berné les hommes de l’église, les partenaires au développement, le peuple togolais. C’est de la désinformation et de mensonge », a pesté Gilbert Bawara sur la TVT. Le CST et la Coalition claquent la porte, fustigeant la mauvaise foi de leurs interlocuteurs. Mais Gilbert Bawara trouve que c’est plutôt l’opposition qui manque de bonne volonté.

Pourquoi Faure Gnassingbé et sa « petite minorité » s’accrochent-ils tant à ces législatives et refusent de faire des questions des réformes la priorité des priorités qui pourra assainir à jamais le climat politique? Au lendemain de la signature de l’APG, il a été dit et soutenu que le Parlement qui allait sortir des législatives de 2007 enclencherait les réformes. Les députés sont arrivés, le 11 novembre dernier, à terme de leur mandature. Mais, les réformes traînent toujours. Aujourd’hui encore on tient le même discours et demande de reporter l’exécution des réformes..

C’est clair que les réformes n’arrangent pas le Rpt/Unir et l’UFC ayant un agenda caché, ce qui justifie leur logique. Selon des sources, les deux partis se seraient entendus sur le partage du pouvoir après les législatives et poussent à y aller coùte que coûte. Pour Bawara, le processus électoral est irréversible. « Il n’y aura pas d’élections si elles ne seront pas transparentes», avertit le Coordonnateur du Cst, Me Zeus Ajavon. Voilà qui annonce des lendemains sombres pour le pays.

Pierre-Claver K.

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