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Deux morts déjà enregistrés après la répression sanglante des manifestations de Sokodé et Lomé

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Violence inouïe exercée sur les manifestants

Jeudi 21 juin dernier, une marche suivie de sit-in organisée par le Collectif « Sauvons le Togo » a été réprimée à coup de gaz lacrymogènes par la gendarmerie et la police dans la ville de Sokodé. Bilan de la répression : plusieurs blessés dont un policier, et trois manifestants interpelés, avons-nous annoncé. Et dans la nuit de samedi à dimanche, l’un des manifestants est décédé des suites de sa blessure, quelques heures après la mort d’une femme à Lomé.

Selon les informations en notre possession, le sieur Dagbe Yao Komlanvi a été sérieusement bastonné lors de la répression violente de la manifestation du 21 juin. « Ce septuagénaire, agent technique de l’OTP à la retraite, est décédé dans la nuit du samedi à dimanche aux environs de 2h au à Kpangalam, des suites des coups de rangers (bottes) dans le ventre et à la poitrine donnés par les forces de sécurité au cours des répressions barbares et aveugles de la manifestation tenue à Sokodé le 21 juin 2012 », affirme une source proche du Collectif « Sauvons le Togo » (CST).

A la création de l’Association de Lutte contre la Manipulation de Conscience (ALMC) de M. AYEVA Séssérékoua, M. Dagbe s’est affiché comme un militant de l’opposition et ses ennuis ont commencé depuis cette époque-là. Mais il a su tenir bon en dépit des menaces et intimidations jusqu’à sa retraite en 1998. Les dossiers pour sa pension viagère ont été sciemment bloqués pendant des années. On lui faisait croire qu’ils sont perdus. Malgré les démarches entreprises par ses camarades de lutte, ne peut jouir de sa pension.

A la retraite depuis 14 ans, M. Dagbe Yao Komlanvi dit « cochon malade », n’a touché même pas un centime de sa pension. Il a payé un lourd tribut pour son engagement en faveur d’un Togo démocratique jusqu’au dernier souffle, car les forces de la répression au service du clan au pouvoir l’ont battu jusqu’à ce que mort s’en suive.


Le mardi 12 juin 2012, alors qu’elle vendait devant la devanture de sa maison non loin de l’hôtel Sphinx à côté du bar « Agbékoko », les forces de l’ordre firent irruption dans la ruelle en tirant des grenades lacrymogènes dans toutes les directions. Comme la plupart des habitants, Mme Amékoudji rentra à la maison pour se mettre à l’abri quand une grenade lacrymogène atterrit et explose dans la concession. Prise de panique, elle fit une crise et fut transportée au CHU Tokoin par son mari.

Il est à préciser que quand ils sont sortis de la maison, le mari de la dame a informé les forces de sécurité que sa femme venait de faire une crise suite à l’inhalation de la fumée des grenades lacrymogènes. Et ce sont d’ailleurs les forces de l’ordre qui leur ont indiqué le chemin à suivre pour l’hôpital, toute la ville de Lomé étant quadrillée ce jour-là. Après dix jours d’hospitalisation au service neurologie du CHU Tokoin, Mme Amekoudi Améyo a rendu l’âme le vendredi 22 juin 2012 aux environs de 17h.

Coco T.

liberte-togo.com

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